Tchad: Yaya Mahamat Liguita est le nouveau président de la Ceni

Publié le par Waldar

Tchad: Yaya Mahamat Liguita est le nouveau président de la Ceni

Par Edouard Takadji - 07/01/2011

Il a fait l’unanimité et a été désigné par consensus pour prendre la tête de l’institution électorale

 

Je m’appuis sur mon Dieu pour qu’il m’aide à bien travailler et à ne pas tomber dans les erreurs. C’est ainsi que je dois travailler avec l’ensemble des partis politiques de la majorité et de l’opposition, la société civile et aussi les Tchadiens afin de relever le défi. C’est en ces termes que s’est ainsi exprimé le tout nouveau président quelques heures après avoir prêté serment. Pour lui, le défi est immense et cela demande l’implication de toutes les parties prenantes au jeu électoral pour arriver aux résultats escomptés. Nous devons nous mettre ensemble pour relever le défi en organisant les élections libres, crédibles et transparentes, car le peuple attend plus de ces élections. Nous avons amorcé un pas dans la démocratie et ces élections doivent être un exemple pour la sous régions si nous les organisons dans la transparence, a souligné le nouveau président Yaya Mahamat Liguita.

 


© journaldutchad.com
Yaya Mahamat Liguita, le nouveau président de la Ceni

A 64 ans, Yaya Mahamat Liguita n’est pas un inconnu du public tchadien pour avoir géré pendant plus d’une décennie la croix Rouge du Tchad. Natif du Salamat, Yaya Mahamat Liguita est un homme discret mais très engagé dans les activités humanitaires. Il est toujours au devant de la scène. Un de ces collaborateurs joint au téléphone s’étonne de cette nomination: Sa nomination est une surprise pour moi, car il ne s’intéresse pas du tout à la politique. Son souci majeur et ce qui le préoccupe au quotidien, c’est le travail humanitaire, il se met toujours au service des autres surtout les couches vulnérables de la société. Je sais qu’il tiendra le pari en nous organisant une meilleure élection. Une nomination qui vient mettre fin au climat qui prévalait ces derniers jours au sein de la classe politique tchadienne réclamant le départ de l’ancien syndicaliste, Ngarmadajl Gami.

 


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Le syndicaliste Ngarmadajl Gami

Pour une première dans l’histoire politique du Tchad, l’opposition et la majorité présidentielle ont eu un seul et même point de vue sur les élections. En moins d’une semaine de lutte, ils ont multiplié de correspondances au chef de l’Etat demandant le départ de Gami et l’ont obtenu. Ils reprochaient à l’ancien syndicaliste d’avoir envoyé au conseil constitutionnel une liste provisoire des candidats aux législatives non conforme à celle validé par la plénière de la Ceni. Pour l’opposition démocratique, Ngarmadajl Gami a abusé de ses fonctions et de son titre de président de la Ceni pour remplacer frauduleusement huit candidats de différentes circonscriptions à la demande expresse d’un parti politique. Gami n’a pas respecté les règles du jeu. Nous sommes dans une démocratie, il n’a pas le droit à prendre une décision à son niveau sans consulter les autres, mentionne Abderamane Djasnabaille de la majorité présidentielle.

Alors que certaines personnes craignaient qu’avec le départ de Gami, il y aura du retard dans le chronogramme, Gabriel Ali Gholo de l’opposition démocratique et président du comité de suivi de l’accord du 13 août 2007 indique que ce changement ne bouleverse en rien le calendrier et les délais seront respectés. Le comité a pour rôle et mission de vieller à l’exécution de l’accord du 13 août 2007. Si nous constatons un comportement déviant, nous sommes obligés d’intervenir pour mettre de l’ordre. C’est ce que nous avons fait en demandant le départ de Gami pour éviter le pire. Avec ce qu’il a fait, il pourrait changer où modifier les résultats des élections à son niveau, affirme le comité de suivi de l’accord du 13 août 2007. Celui-ci a enregistré plusieurs plaintes de la population et Gami n’arrivait plus à maîtriser le fonctionnement de la Ceni.

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