Le Tchad n’est pas un Etat : "Que les fanatiques ignorants se rassurent."

Publié le par Hamid Kelley

Ressasser pour avancer, tel est l'autre combat !

Par Lyadish
Ibni Oumar Mahamat saleh.
Cet homme politique d’une valeur inestimable est peut-être mort, lâchement assassiné par un groupe d’individus ignobles qui a juré de transformer notre pays en une monarchie dynastique où les Tchadiens n’auraient d’autres vocations que celle de se soumettre définitivement.Régner dans la terreur est leur devise. Avilir les honnêtes gens, les humilier, les tyranniser, telles sont les armes dont ils se servent, eux, leurs amis ainsi que leurs faux ennemis, pour consolider leur pouvoir
  et perpétuer leur règne.

Cela fait 18 ans (30 ans en réalité) que les Tchadiens sont quotidiennement humiliés, spoliés de leurs biens, psychologiquement terrorisés, bafoués dans leur dignité, meurtris dans leur chaire. Cela fait 30 ans que ce sont toujours les mêmes qui commettent les crimes abominables dans l’absolue impunité. Méconnaissant les droits humains les plus élémentaires, ils ont droit de vie et de mort sur tous, sans exception. Ils ne se cachent pas pour assassiner, s’en vantent même pour renforcer leur méchante réputation aux yeux des pauvres citoyens terrorisés. Ils n’hésitent pas à aller aussi loin que possible pour assassiner, se servant au passage des lugubres officines qui emploient des taupes chargées d’identifier les potentiels adversaires. Ces taupes, supposées ou connues, infestent aujourd’hui
  les sites internet  où ils croient pouvoir afficher l’identité complète des personnes ciblées dans l’espoir sordide de mieux les exposer à une répression  actuelle ou future. Comment de tels régimes politiques  n’obtiendraient-ils pas une obéissance fanatique ?

Le Tchad est un « Etat néant » avait dit à l’époque un Président français en exercice, Valérie Giscard d’Estaing. Un autre Président français en exercice, en l’occurrence Jacques Chirac, avait dit que le Tchad n’est pas un Etat, mais « un territoire délimité par les frontières des pays voisins ». Plus récemment, l’actuel Président français en exercice, Nicolas Sarkozy, avait testé les affirmations de ses prédécesseurs en affirmant publiquement être capable d’aller
  au Tchad « chercher ceux [des auteurs de crime français] qui restent quoi qu’ils aient fait, je dis bien quoi qu’ils aient fait ». Sarkozy a même osé dire en face de son  homologue Déby que ce n’est pas parce que celui-ci est légitime qu’il peut « se permettre de faire n’importe quoi ». A quel autre Chef d’Etat digne de cette appellation, un autre chef d’Etat (une puissance militaire mondiale soit-il) peut-il tenir un tel langage en public ?

Le Tchad n’est pas un Etat. Les
  Tchadiens ne doivent plus fermer les yeux devant cette dure réalité qu’ils vivent au quotidien. Les déclarations des Présidents français n’offrent qu’un aperçu de la méconnaissance profonde par nos autorités médiocres et avilies, de ce qu’il est possible aujourd’hui de considérer comme une institution étatique basique.

Que les fanatiques ignorants se
 rassurent.Il n’est point ici question de comparaison avec des démocraties évoluées. Il ne faut pas se laisser fasciner par des faux-semblants de liberté d’expression accordés à quelques journalistes pour juger de la crédibilité des institutions. Le Tchad est un Etat tout simplement néant où les représentants du peuple sont assignés à un rôle  folklorique, les Justiciers sont des juges 
et la tyrannie reste la seule expression de l’autorité publique.

Le Tchad est une tyrannie craint pour sa férocité. Une tyrannie qui se renforce d’autant plus durablement que les assassinats, d’hommes politiques incarnant l’espoir de changement soient-ils, sont banalisés et considérés comme des détails par leurs bourreaux. La course au pillage des deniers publics devient le seul objectif, même de la jeune génération qui n’a eu malheureusement comme référence de vertu que des parents véreux, vils et assassins. Le Tchad est une tyrannie qui se renforce d’autant plus immensément que face aux tyrans, à leurs amis et faux ennemis, il n’y a que des petites gens moralement faibles, facilement corruptibles, n’ayant aucun idéal dans la vie, se laissant appâter par le vain espoir de gain facile.

Il nous faut susciter des hommes forts, des hommes capables de dire non, en regardant droit dans les yeux, les bourreaux du peuple tchadien.


L.A


Source : Le Blog de Lyadish

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P
Le Tchad,est déjà mal parti en 1960. Le Tchad d'avant 1978 est plus pire que celui 1990. La révolte de Mangalmé (1965) et l'insurrection du BET (en 1969) sont les concequences de l'humiliation quotidienne, de la spoliation systématique des biens, de la térrosiation psychologique et du bafouement de la diginté du peuble par les irresponsables politiciens de Fort Lamy à l'époque. Le drame tchadien ne date pas seulement de 30 ans. On peut même dire qu'il a commencé avec l'avénement du colonisateur blanc, dont l'objectif principal est de spolier, humilier, térroriser et soumettre l'homme (tchadien) colonisé. Tout les tchadiens sont responsable de ce que vivons aujourd'hui. Et le colonialisme a laissé la place au néocolonialisme. De Bang Gaourang le collabo des colons au Deby la marionnette de Ghadafi,chaque tchadien a apporté sa pierre à l'édifice. La gestion est toujour collective. Que les théoriciens de la "voie du centre" se désillusionnent. De l'Etat Néant, le Tchad est devenu l'Etat respecté au milieu des années 80 avant de redevenir le territoire corrompu d'aujourd'hui. N'oblitérons pas notre histoire. La victoire du Tchad sur la Libye en 87-88 ne pourrait être l'oeuvre d'un Etat Néant ou d'un territoire des maffieux. <br /> <br /> Le Tchad d'aujourd'hui "n'est pas un Etat"."Les Tchadiens ne doivent plus fermer les yeux devant cette dure réalité qu’ils vivent au quotidien. Les déclarations des Présidents français n’offrent qu’un aperçu de la méconnaissance profonde par nos autorités médiocres et avilies, de ce qu’il est possible aujourd’hui de considérer comme une institution étatique basique. Que les fanatiques ignorants se rassurent. Il n’est point ici question de comparaison avec des démocraties évoluées. Il ne faut pas se laisser fasciner par des faux-semblants de liberté d’expression accordés à quelques journalistes pour juger de la crédibilité des institutions. Le Tchad est un Etat tout simplement néant où les représentants du peuple sont assignés à un rôle folklorique, les Justiciers sont des juges et la tyrannie reste la seule expression de l’autorité publique". "Le Tchad est une tyrannie craint pour sa férocité. Une tyrannie qui se renforce d’autant plus durablement que les assassinats, d’hommes politiques incarnant l’espoir de changement soient-ils, sont banalisés et considérés comme des détails par leurs bourreaux. La course au pillage des deniers publics devient le seul objectif, même de la jeune génération qui n’a eu malheureusement comme référence de vertu que des parents véreux, vils et assassins. Le Tchad est une tyrannie qui se renforce d’autant plus immensément que face aux tyrans, à leurs amis et faux ennemis, il n’y a que des petites gens moralement faibles, facilement corruptibles, n’ayant aucun idéal dans la vie, se laissant appâter par le vain espoir de gain facile".<br /> <br /> "Il nous faut susciter des hommes forts, des hommes capables de dire non, en regardant droit dans les yeux, les bourreaux du peuple tchadien". dixit Lyadish<br /> <br /> Arkine Koussom
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