Criminalité au Tchad
Criminalité
cefod: « Des coupeurs de route protégés », c’est le titre de notre confrère L’Observateur qui relate : « Le lundi 13 octobre, la police a présenté au public une bande de coupeurs de route et de bandits de grand chemin dans la cour du commissariat central ». Mais pour l’hebdomadaire, « les armes à feu récupérées aux mains de ces hors-la-loi proviennent sans aucun doute d’un arsenal militaire ». Rapportant les propos des agents de la sécurité, notre confrère relate qu’il « faut que l’Etat trouve une solution à ce phénomène de coupeurs de route et de gangsters dans les quartiers de la capitale avant que le phénomène ne devienne incontrôlable ».
N’ Djaména bi-hebdo, pour sa part, offre « une galerie photos des criminels ». Neuf chefs de gangs opérant dans divers quartiers de la capitale sont présentés. Faisant une typologie de ces gangs, notre confrère fait remarquer que « ces criminels contrôlent des secteurs propres à eux comme les mafiosi siciliens. Ainsi, les quartiers Ardep-Djoumbal, Paris-Congo sont un secteur contrôlé par des ressortissants de l’ethnie mbaye ; Moursal appartient aux Sara Madjingaye ; Chagoua, Abéna et Atrone constituent le fief des Gor. Dembé, Chari Mongo sont les domaines privilégiés des Moundang ». Dans la même lancée, notre confrère poursuit qu’en « un trimestre, pas moins de 30 assassinats ont été commis dans les quartiers périphériques situés au sud de la ville de N’Djaména. Devant l’ampleur du phénomène, la police judiciaire a mis sur pied une coordination pour traquer ces criminels. Dix-neuf d’entre eux sont déjà arrêtés ».