Mon baptême du feu

Publié le par Waldar

Mon séjour au Tchad 1970 1971 -3-



l y avait plus de 4 ou 5 mois que j’étais là. Un matin, nous parvint le renseignement suivant : Une bande rebelle vient de franchir la frontière avec le Soudan, le Ouaddi Kadja, en direction de l’est. Ouaddi Kadjafd39b505ouaddikadj.jpg Elle est commandée par … j’ai oublié, mais on peut l’appeler Hissein Ahmat, par exemple. Je savais, grâce à mes fiches qu’il était natif de Gourgalé, un petit village minuscule non loin d’un ouaddi très boisé doté de bons puits. Aïd el Kebir (la fête du mouton) était prévue une semaine plus tard. J’affirmai : « Il vient manger le mouton chez sa mère à Gourgalé. – M., arrêtez vos conneries ! – Mon commandant, il ne vient pas que pour ça peut-être, mais je serais bien étonné qu’il ne s’arrête pas au moins la nuit de la fête chez sa mère ! (Dans ce pays de semi-nomadisme et de polygamie, les hommes, même vieux, demeurent très attachés à leur mère jusqu’à sa mort - au Ouaddaï, chaque femme a sa case, pour elle et ses enfants, et le mari la sienne qu’il occupe rarement), d’ailleurs on peut vérifier : jeudi, c’est jour de marché à Am Bourougné, c’est sur sa route, il va sûrement y aller pour ramasser de l’argent et se montrer. Envoyons quelqu’un pour vérifier. Le commandant décida d’y envoyer l’officier ops, le capitaine Rou…, ancien du service de sécurité du SDEC et ancien planteur d’hévéas en Indochine, avec une section commandée, si mes souvenirs sont exacts, par le sous-lieutenant Djim Toloum, futur exécuteur de Tombalbaye le président. Bien entendu, on ne croyait pas beaucoup un blanc bec un peu « embougnoulisé » : j’étais en négociation pour me marier. Le capitaine Rou… ne fit pas prendre le minimum de précaution à la section et arriva tout bonnement au marché sans avoir observé de loin. Il est vrai qu’un homme en djellaba, l’arme basse cachée même sans le vouloir dans un pli, ressemble à n’importe qui au Tchad. Et tous, rebelles ou paysans, se déplacent au moins avec un couteau de bras et quelques sagaies à la main. Les rebelles, surpris en plein travail de propagande et de collecte, ouvrirent immédiatement le feu. Seuls restèrent debout et tirèrent à leur tour le capitaine et le sous-lieutenant. Une balle traversa la poche de jambe du treillis du capitaine et fut détournée par un chargeur plein qui n’explosa pas. Le capitaine en fut quitte avec un gros bleu sur la cuisse. Échaudé, il commanda le repli qui correspondait à la consigne reçue. Cela lui fit une citation. Le commandant, impressionné, monta une opération sur mon intuition avec une compagnie, dirigée par le capitaine Rou… pour encercler partiellement le village et en chasser les éventuels rebelles et une section avec moi à qui il avait réservé la place de choix : la fouille des couverts du ouaddi, où devait se trouver la troupe attendant la fin des agapes de son chef. L’idée était que je devais recevoir les rebelles s’enfuyant dans les couverts. Mais l’encerclement ne pût se faire car l’approche ne fut pas suffisamment discrète : les camions de la compagnie s’approchèrent trop près et alertèrent les rebelles. Pendant ce temps, je progressais à pied, avec ma section, dans des couverts très épais, sous de grands arbres. Il était très difficile de progresser déployés en ligne. On ne voyait qu’à quelques mètres devant et sur les côtés. J’avais très peur, et je n’étais sûrement pas le seul. Nous étions bruyants : des hommes au repos autour d’un puits nous détecteraient et nous tireraient comme des lapins. Nous entendîmes les tirs dans le village et la charge des camions en tout terrain poursuivant les rebelles qui s’enfuyaient vers l’est. Notre section, au plus fort des fourrés, ne pouvait interdire le passage en lisière. Nous fûmes traversés par les rebelles quittant les puits sans pouvoir faire autre chose que tuer deux hommes et un enfant, rebelle, de 17 ans environ. La section, avec un bel ensemble, fit demi-tour pratiquement sans ordre, s’élança à toutes jambes à la poursuite des fuyards qui nous avaient traversés. La course dura ! Je n’en pouvais plus et n’arrivais pas à suivre, moi un spécialiste du cross, l’année précédente. Seul mon radio, avec ses 10 kg sur le dos, ne courait pas plus vite que moi ! Enfin, quelques hommes m’attendaient : « -Mon lieutenant, on a fait un prisonnier ! » Ouf, j’avais un bon prétexte pour m’arrêter. Je bus sans interruption presque deux gourdes réglementaires d’un litre et demi avant de pouvoir prononcer un mot et simuler un interrogatoire surtout fait pour respirer. (A ce propos, je voudrais faire une incise, qui est destinée aux lecteurs qui ne me connaissent pas : Je suis fanatiquement, moralement et « opérationnellement » opposé à toutes violences, quelles qu'elles soient, envers toutes les personnes interrogées. C'est peut-être plus lent, mais considérablement plus efficace, je l'ai prouvé. Et plus MORAL, évidemment. Aucune excuse, quelle qu'elle soit, et surtout pas « les autres le font » ne peut être invoquée pour justifier ou excuser la torture, ou la simple violence envers une personne sans défense). Pendant ce temps, le commandant qui dirigeait l’opération depuis notre petit avion en toile avait vu s’enfuir un cavalier chargé d’une grosse sacoche. Il avait tenté de lui balancer des rafales de son arme et des grenades par la fenêtre de l’avion, mais les vitesses du cheval et de l’avion sont trop différentes. Alors, il demanda au pilote de piquer sur le cavalier, pour effrayer le cheval. Ils réussirent à le faire tomber trois fois mais deux fois il remonta. La deuxième fois, il perdit sa sacoche, la troisième fois, le cheval partit de son côté. Du coup, le rebelle disparut rapidement sous des couverts. Mais le commandant nous intimait de nous précipiter de toute urgence vers la sacoche au dessus de laquelle il tournait. Dans la sacoche, il y avait un registre écrit en arabe et un pistolet. Ma première formation de comptable me permit d’identifier rapidement un registre d’effectif, avec des noms, des dates et d’autres indications. La traduction révéla que nous avions le tableau des effectifs de cette unité rebelle à jour, avec les dates et le lieu d’enrôlement, les armes confiées et les grades, ainsi qu’une espèce de livre de comptes ! Ce fut ma première citation, et aussi la première au Tchad du commandant qui n’en voulait pas, mais c’est moi qui rédigeai (ce n’aurait pas du être mon travail, mais j’avais la plus belle plume). Je lui présentai la sienne avec la mienne, il fut contraint de signer. Ma rédaction était trop sobre, j'eus une citation à l’ordre du régiment (le plus bas ordre). Cela m’ulcéra un peu bien que je n’avais fait en réalité que subir le combat ou plutôt la course, mais sans mon interprétation du renseignement, il ne se serait rien passé. Évidemment, ma boite de fiches devint trop petite avec tous ces noms supplémentaires. C’était aussi le premier prisonnier que je faisais sur le terrain. Les autres m’étaient arrivés, assez mal en point, fait par d’autres unités. Pour bivouaquer, nous nous déplaçâmes en véhicule de quelques kilomètres. Sans méfiance, je fis monter mon prisonnier avec la troupe, dans la benne d’un camion. A l’arrivée, il avait des contusions nouvelles. Je compris que si je voulais le garder en vie, il fallait le protéger. J’indiquai à toute la section réunie, que nous allions coucher le prisonnier entre mon interprète et moi, au contact, et que nos armes seraient chargées, prêtes à tirer, si on venait tirer le prisonnier par les pieds. Il survécut et l’histoire se propagea : les prisonniers m’arrivèrent désormais en bon état. 8) Deux autres histoires de prisonniers. L’une est largement antérieure à l’histoire précédente. C’est celle de mon interprète. Un jour on me fait parvenir un prisonnier, un vieux, assez mal en point mais sans blessure grave. Une section ou une compagnie a rencontré les rebelles, et a fait, comme seul bilan, ce prisonnier. Je l’interroge, d’autant plus facilement qu’il parle assez bien le français. Je suis étonné. C’est un ancien combattant d’Indochine, qui habite Abéché, qui a lui-même été fait prisonnier par les rebelles quelques mois auparavant alors qu’il rendait visite à sa famille dans un village, et qui a profité de la confusion dans les rangs rebelles au cours de la rencontre, pour leur fausser compagnie et rejoindre les troupes loyalistes ; il s’était fait prisonnier lui-même, mais cela ne lui avait pas épargné les coups de crosse et autres avanies liées à la peur des soldats. J’ai évidemment fait disparaître du bilan de l’unité cet exploit : faire prisonnier un prisonnier. Comme il parlait français, arabe, ouaddaïen, didjaï et encore une ou deux langues dont un peu le sourbakhal, j’en ai fait mon interprète. Pendant les quelques mois de sa disparition, on l’avait donné pour mort, sa famille s’était distribué ses maigres biens, il était ruiné, et l’emploi que je lui proposais l’arrangeait triplement : être salarié, le rêve de tous, pour parler, donc ne rien faire, et parader sur ma jeep, avec le lieutenant qui commençait à avoir une réputation ! A l’usage, il se révéla parler aussi mal l’arabe que le français, mais j’en savais suffisamment pour m’apercevoir qu’il ne traduisait pas correctement et lui demander de recommencer. Il était débrouillard, et de bon conseil en brousse. Il me demanda une arme. On me signifia que c’était impossible : c’était un civil, inconnu de l’armée tchadienne, puisque je le salariais sur mes fonds « spéciaux », les quelques milliers de francs que je recevais chaque mois en liquide « pour faire le garçon » comme disait le commandant. Je ne sais comment je me débrouillai, il eut son fusil à chaque départ en opération, je crois qu’il ne s’en servit jamais : je le laissais à l’arrière, avec les véhicules, à chaque fois que nous risquions de tomber sur les rebelles. Il s’appelait Mahamat, comme un quart des Tchadiens. Le capitaine F. me fit parvenir un prisonnier, alors qu’il était encore en brousse. Je l’interrogeai. Je m’aperçus rapidement qu’il s’agissait d’un « miskin », un pauvre, pas très futé et borgne. Quand F. rentra, il vint me voir : « Alors, mon prisonnier ? - Je l’ai libéré. – Quoi ! Mais les villageois détournaient leur regard, quand je les confrontais ! – Ben oui, il est borgne, il a le mauvais œil, c’est tout ce qu’on peut retenir contre lui… » Ces quelques histoires ne faisaient que me confirmer dans le bien fondé de mon mode de fonctionnement en opération : Commander sur le terrain, mais n’avoir que le minimum de responsabilités de gestion des hommes et du détail de l’exécution, avoir pour ça le chef de section. C’est-à-dire garder l’esprit libre pour voir et comprendre. C’est à T. bien sûr, qu’il faut attribuer le mérite de ce choix. Je m’occupais quand même des détails importants : le départ, la bouffe, le bivouac, etc. Par exemple, c’est toujours moi qui négociais l’achat d’une chèvre dans les villages. Je voulais la payer cher. J’avais constaté que je consommais ainsi ce que les villageois considéraient comme leur capital. Rapidement, je compris qu’il valait mieux chasser qu’acheter même très cher, pour ne pas se comporter comme les rebelles qui prenaient sans payer évidemment et qui ne pouvaient chasser, faute de munition. 9. Officier « particulier » Je cultivais avec soin la « légende » en cours de constitution autour de moi. Je savais bien que cela était essentiel pour le moral de mes troupes successives. Et cela me permettait aussi des libertés avec le règlement. Ma troupe sortait en short, Pataugas, veste de treillis kaki, armement normal, moi je sortais en short, chemisette claire, chapeau de brousse et sandales (quand je vois aujourd’hui les pauvres troupes d’occupation en Irak, bardées de gilets pare-balles et d’équipements inutiles …). Je m’armais d’un simple fusil de 1936, lent mais très précis, facile à nettoyer et presque impossible à enrayer. Cœur grillé9b0b332coeurgrill.jpg A ma première sortie, j’avais attendu mes troupes plus d’une demi-heure. Dès la seconde, je fis démarrer à l’heure, en première jusque loin de la ville. Les retardataires, qui craignaient une lourde peine de prison, et aussi la perte de leur prime d’opération, couraient derrière en finissant de s’habiller et de s’équiper. J’eus la moitié de ma troupe en bleu, couleur de la chemise de travail en ville, l’autre en kaki. Pour un esprit « militaire », c’était horrible et scandaleux, pendant plus d’une semaine ! Je m’arrêtai quand même plus loin, après avoir récupéré au vol la totalité de l’effectif, et fis vérifier les armes, les munitions, l’eau et le riz. La troisième fois, presque tout le monde était à l’heure. Ensuite, je maintins ma tradition. Cela les amusait, je les soupçonnais même d’attendre, dissimulés par un coin de bâtiment, pour courir quand les véhicules démarraient. Mais cela révulsait les « militaires » : un chef ne part jamais sans s’être fait présenté sa troupe et l’avoir passé en revue. Nos résultats et la tolérance du commandant faisaient taire les commentaires : « tiens, vla M. qui part avec sa bande de voyous ». Ce « j’m’enfoutisme » ne dérangeait pas les Tchadiens, évidemment. De même, quand nous avions accroché, je faisais ramasser les kilos de grigris censés protéger des balles mais qui alourdissaient la fuite, dont les rebelles se débarrassaient pour courir plus vite ; au retour, je les faisais mettre avant d’entrer en ville sur ma jeep et les camions ; nous entrions dans la caserne ainsi décorés. 10) Quelques histoires de chasse : Il y avait tellement de faune que nous n’aurions eu aucun mal à nous nourrir, mais je ne pouvais chasser tous les jours ; la proximité éventuelle des rebelles, les délais (il faut tuer, éventuellement poursuivre une bête blessée, saigner face à la direction de La Mecque, ensuite la vider et l’attacher sur la voiture jusqu’au bivouac) ne nous le permettaient pas toujours. Un jour, une « biche-cochon », un dig-dig, petite antilope basse et ronde, grosse comme un chien, vint brouter au milieu de nous. Je sais que nous l’avons attrapée à la main, mais elle était tellement mignonne, avec ses grands yeux noirs, que j’ai soigneusement oublié si nous l’avons laissé partir ou si nous l’avons mangée. La proie la plus facile était la gazelle : On devait tirer « au défaut de l’épaule » (ne me demandez pas pourquoi ça s’appelle comme ça, je n’en sais rien, je ne suis pas chasseur), juste derrière l’épaule de profil, entre l’épaule gauche et le cou de face, pour toucher le cœur. Si la première balle la manquait et donc lui claquait aux oreilles, elle s’arrêtait et cherchait d’où venait ce bruit. En général la deuxième balle suffisait. Sauf. Un jour, une gazelle apparut au sommet d’une petite ligne de crête sur notre gauche, à 150m je crois. Nous n’avions pas beaucoup de temps. Sans faire arrêter le moteur (qui fait vibrer toute la voiture) je me dressai de ma place et debout je tirai. La gazelle me regardait. Je fis arrêter le moteur et tirai. La gazelle continuait à me regarder. Je descendis, m’accoudai sur le capot et tirai. La gazelle continuait à me regarder. Je m’allongeai carrément et tirai. La gazelle continuait à me regarder. Je consommai encore trois cartouches. Enfin, la gazelle cessa de me regarder et disparut. Je me précipitai avec le musulman et son couteau. Il y avait deux gazelles, mortes. L’une avait sept impacts, l’autre un seul. Avec sept cartouches, j’avais fait huit trous, elles devaient être l’une derrière l’autre. Pour ne pas être plus ridicule, je montrai à tous les gazelles et leurs impacts, mais tout le monde rigolait. Une autre gazelle qui reste pour moi un remords : Je tirai. La gazelle blessée, tomba, se releva aussitôt et s’enfuit. Nous engageâmes la poursuite avec ma jeep, puis à pied. Quelques centaines de mètres plus loin, sur le sol étaient ses viscères. Elle les avait piétinées, arrachées, et fuyait. Il nous fallut trois kilomètres pour la trouver, morte, exsangue. J’avais manqué le défaut de l’épaule et ouvert le ventre avec ma balle. Je me souviens bien de mon premier grand koudou, aujourd’hui animal protégé, je crois, et rare sauf au Tchad. Le massacre (frontal et cornes) du mâle de cette antilope fait peut-être un mètre de long. Il m’apparut, broutant avec ses femelles dans un bois clairsemé. Je ne voyais de lui que sa tête et son encolure, dépassant de la végétation. A l’estime, je tirai deux cartouches rapidement, espérant le défaut de l’épaule. Les femelles disparurent au galop, mais pas le mâle. La première balle avait été mortelle. Nous distribuâmes l’excès de viande aux villageois les plus proches. J’en tuai un deuxième un autre jour. Aucun des massacres n’entrait dans ma cantine. Lors de mon EVASAN (évacuation sanitaire), je les abandonnai. Les « antilopes cheval », une sorte de grosse antilope sans cornes, étaient nombreuses, je ne sais combien j’en ai abattues. Elles donnaient bien 100kg de très bonne viande. Un jour, devant moi sur la piste, était posée une très belle grande outarde, un magnifique oiseau migrateur gros comme une oie. Sa viande était délicieuse. J’ai mangé de l’autruche, mais je n’en ai pas tué. Par contre, j’ai fait la course en jeep avec elles plusieurs fois, je n’ai jamais gagné. Courses d'autruches (on les voit très mal, mais elles y sont, au milieu, juste sous les buissons de l'horizon)35f1738coursedaut.jpg Mon officier mécanicien avait quelque raison de m’en vouloir. J’ai aussi tué deux phacochères. Mais il fallait vérifier avant que la section ne comportait pas de musulmans. Toutes ces chasses se faisaient « en passant ». Le gibier était abondant, sans pulluler comme au Kenya des émissions TV. Un des derniers animaux abattus est un énorme oiseau noir, que je n’ai pas vu voler, qui avait une excroissance importante sur le nez. Les soldats disaient qu’il était immangeable, mais je voulais le voir de près et il ne se laissait pas approcher. Par endroit, ils étaient nombreux et sans crainte ; ils parcouraient notre position, indifférents à notre présence. J’allais oublié une de mes premières chasses : nous parcourions la vallée du ouaddi Bitéa, quand nous rencontrâmes un fort troupeau de pintades. Je venais de prendre à l’ennemi un fusil de chasse avec quelques cartouches et l’emportais en brousse en sus de mon arme de guerre. C’était l’occasion. Je fis une longue marche d’approche en rampant, tirai et tuai ou blessai 7 pintades d’un seul coup. Elles devaient avoir un âge avancé, leur viande était très sèche et dure, cuite au feu vif.
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