Gata Ngoulou a une responsabilité sur le hold-up à la BEAC pour le compte d'IDI
Gata Ngoulou, tchadien, secrétaire général de la Beac de 1998 à 2008 et actuel ministre des Finances et du Budget du Tchad. Souvent présenté comme l’éminence grise de l’ex-gouverneur Mamalepot, ce proche d’Omar Bongo Ondimba et d’Idriss Déby Itno, qui a négocié l’achat des nouveaux bureaux de la Banque à Paris, est un homme à la fois intelligent et honnête. S’il ne s’est pas personnellement enrichi, il n’en assume pas moins une vraie responsabilité dans les dysfonctionnements d’un système qu’il gérait en grande partie – pour le compte de qui ? Les approvisionnements massifs et sans commune mesure avec les besoins réels du bureau extérieur de Paris, initiés par les responsables de ce dernier, étaient en effet validés par lui, avant qu’il n’instruise la direction de la comptabilité d’exécuter les transferts de fonds3.
Pourquoi ne s’est-il jamais soucié de l’utilisation de cette manne financière providentielle dont ont profité les fraudeurs ? Plus ennuyeux : Gata Ngoulou a, selon des documents en notre possession, passé directement des commandes aux sociétés Ruby Export et Smartrade Company alors qu’il n’était pas sans savoir l’identité de leur gérant, Armand Ndzamba. Il ne s’est pas, non plus, inquiété de l’existence, parmi les partenaires du BPE, de sociétés-écrans telle la mystérieuse TFCE.
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