le Darfour n'est d'ailleurs plus une "guerre", mais un "conflit de faible intensité".
La guerre au Darfour ne fait plus les titres des grands journaux et pourtant, la crise ne semble pas s'apaiser : selon l'organisation Human Rights Watch, l'armée soudanaise a récemment détruit plusieurs villages lors d'une offensive qui s'est soldée par la mort de 16 civils.
Ces attaques auraient également provoqué la fuite de 12.000 personnes qui sont allées grossir les rangs des trois millions de déplacés vivant déjà dans les immenses camps du Darfour.
Dans le sud de la région, d'autres affrontements ont été signalés, cette fois entre l'armée et la rébellion du JEM (le Mouvement pour la Justice et l'Egalité).
Les rebelles pourraient avoir traversé depuis le Tchad après avoir reçu des armes en provenance de Libye alors que l'armée soudanaise masserait des troupes.
Ces informations sont, pour l’heure, impossibles à être vérifiées de source indépendante.
Certes, le niveau de violence est moins élevé depuis 2007, date à laquelle les Nations Unies se sont jointes à la mission de maintien de la paix de l'Union africaine.
Selon la terminologie de l’Onu, le Darfour n'est d'ailleurs plus une "guerre", mais un "conflit de faible intensité".
Reste que la paix est loin d'être rétablie.
Et les détracteurs de l'Union africaine estiment que la commission mise en place pour se pencher sur le dossier a été créée moins pour résoudre la crise, que pour éviter de s'attaquer à celui de l'inculpation par la Cour pénale internationale (CPI) du président soudanais, Omar el Béchir.
BBC