Dakar, Sénégal - Le ministre d’Etat sénégalais, ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature, des Bassins de rétention et des Lacs artificiels, Djibo Kâ, a confirmé ce vendredi dans la soirée à Dakar, la décision de son pays d’entamer en juillet, la construction de la Grande muraille verte qui doit relier Dakar à Djibouti.
M. Djibo Kâ a fait cette révélation lors d'une réunion avec le Comité scientifique sénégalais chargé de la gestion du projet et les représentants du Fonds Mondial pour la Nature (WWF).
Il a révélé que le Sénégal a dégagé à cet effet un montant de 400 millions de FCFA (1 million de dollars US) tirés du Budget Consolidé d’Investissements (BCI), en attendant l’arrivée des financements sollicités auprès de certains bailleurs de fonds, notamment l’Union Européenne.
On rappelle que c'est le président Olesegun Obansanjo, l'ex-président du Nigeria, qui avait émis en 2005 à Ouagadougou l'idée de la création du projet de la Grande muraille verte devant relier Dakar à Djibouti en passant par plusieurs pays africains.
Il s'agit, à travers ce projet, d'apporter des solutions aux problèmes environnementaux de l'Afrique, notamment la désertification, la dégradation des terres, les vents de sable, l’aridité, le manque d’eau.
Cette idée avait séduit plusieurs organisations internationales comme l’Union européenne, le Nouveau partenariat pour le développement économique de l’Afrique (NEPAD), la Communauté des Etats Sahélo- saharienne (CEN-SAD)...
Selon le ministre sénégalais de l'Environnement, des camps de jeunes sont déjà installés dans la zone sylvo-pastorale pour sensibiliser les populations des régions où passent la Muraille sur son utilité.
La Grande muraille verte a pour objectifs de servir de mur de protection contre la désertification, de restaurer et valoriser les ressources, mais surtout d’unir les pays sahélo-sahariens. Elle s’étend sur 7.000 kilomètres de long et 15 kilomètres de large avec une superficie de 11.624.500 hectares.
Elle devra passer par le Sénégal, la Mauritanie, le Niger, le Mali, le Burkina, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Soudan, l’Egypte, l’Ethiopie et Djibouti.
Des mesures d’accompagnement sont prévues dans les différents pays concernés. Chaque Etat devra en effet créer 80 bassins de rétention afin de fixer les populations, faire des clôtures le long de la muraille pour protéger les animaux et mettre en place des activités génératrices de revenus pour les populations.
panapress