ASECNA : La rupture avec le Sénégal est totale et définitive
| Le Sénégal prend en main la gestion technique et commerciale de ses aéroports | |
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Annoncés à la cérémonie de protocole de transfert des activités aéronautiques entre l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique (ASECNA) et le Sénégal par les services du ministère de l’Artisanat et des Transports aériens, le président du Conseil d’administration et le Directeur général de l’Agence, le Français Jacques Courbin et le Tchadien Youssouf Mahamet, ont préféré ne pas y assister, selon le ministre. « Ils voulaient que l’Etat du Sénégal renonce à sa décision de s’approprier les taxes de balisage et d’atterrissage, qu’il a estimées à 4 milliards de francs CFA (9.573.000 dollars). « Ils ont voulu inclure dans le protocole que nous devions signer des clauses qui ne respectent pas la dignité de notre pays. Voyant notre détermination à ne pas céder sur la question des taxes, ils ont préféré partir. Mais que le protocole soit signé ou non, le Sénégal prend en main, à partir de vendredi minuit, la gestion technique et commerciale de l’aéroport Léopold Sédar Senghor et des aérodromes nationaux », a expliqué M. Senghor. La rupture avec l’ASECNA est « totale et définitive », a encore dit M. Senghor, expliquant que cette mesure a conduit à la création de l’Agence nationale de gestion de l’aéroport et des aérodromes nationaux qui prend fonction dès samedi matin. Se voulant rassurant, le ministre a indiqué que « les Sénégalais, avec une quarantaine d’années d’expertise dans le secteur de l’aéronautique civile, n’ont aucune inquiétude à se faire. Le sommet de l’Organisation de la conférence islamique de mars dernier a démontré l’expertise des travailleurs qui ont géré 550 arrivées et départs d’avions », a-t-il dit. Il s’est félicité de la réforme qui va permettre à l’Etat du Sénégal d’entrer en possession de 34 milliards de francs CFA (81.370.509 dollars) qui pourront être investis dans la sécurité des aéroport et aérodromes et la formation, conformément aux instructions de l’Association internationale du transport aérien (AITA). Concernant les emplois dont la presse, le ministre a martelé qu’il n’y aura pas de licenciement, contrairement au départ de 400 travailleurs annoncé par la presse. « Les travailleurs vont conserver leurs outils de travail, leurs emplois et garderont les mêmes privilèges », a-t-il dit. Auparavant, le secrétaire général de l’intersyndicale des travailleurs de l’ASECNA, Baye Daouda Sarr, s’était montré « solidaire » de la « décision courageuse » de l’Etat, invitant cependant le gouvernement à « réaliser les investissements attendus ». L’ASECNA continuera néanmoins d’assurer la gestion de la navigation aérienne, soit la réalisation d’un chiffre d’affaire de 46 milliards de francs CFA, a indiqué à APA le président de la Board Airlines Representative (BAR), M. Abdoulaye Ndiaye. A la mi-novembre 2007, le Sénégal, dénonçant son contrat particulier avec l’ASECNA, avait décidé de se retirer en mars 2008 de l’agence avant de revenir sur sa décision quelques jours plus tard, exigeant néanmoins un audit international. En mars, lors de la 108è session ordinaire de l’ASECNA, le Sénégal avait annoncé la suspension de son retrait de l’agence. La cotisation annuelle du Sénégal se chiffre à 72 milliards de francs CFA, soit plus de la moitié des ressources annuelles de l’ASECNA qui s’élèvent à 150 milliards, selon M. Senghor. Créée en 1959 et basée à Dakar, l’ASECNA compte 17 membres dont la France et Madagascar qui a également décidé de quitter l’agence en 2008. | |
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| GM/od/APA | |
| 09-05-2008 | |
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