DEBY-BECHIR: Frères jumeaux et ennemis

Publié le par Hamid K.

Par Cheick Beldh’or SIGUE

Quand bien même ils se détestent cordialement, les présidents soudanais Omar Al-Bachir et tchadien Idriss Déby Itno peuvent se trouver des atomes crochus par ces quelques traits qu’ils partagent en commun. En effet, tous les deux dirigeants ne se soucient visiblement guère de réserver à leur pays, une place dans la farandole des nations africaines à démocratie acceptable. N’allez surtout pas leur parler d’alternance démocratique, vous passeriez pour un Martien. Car, en dessous du vernis démocratique que leur pays arbore, se cache la dure réalité de régimes totalitaires, arrivés au pouvoir par les armes, constamment menacés d’en repartir de la même manière, et incapables de comprendre autre langage que celui de la canonnade. En 2009, le président-général Al-Bachir fêtera ses vingt ans de pouvoir absolu. Une année plus tard, Idriss Déby Itno lui emboîtera sans doute le pas, si, d’ici là, le destin n’en décide pas autrement.

Pour tout dire, Déby et Al-Bachir, c’est comme deux frères jumeaux partageant des traits saillants, mais qu’il est franchement difficile de réconcilier.

Tout se passe en effet comme si les deux chefs d’Etat avaient un problème personnel à régler ; comme si le désaccord était si profond que même un démiurge ne saurait parvenir à les réconcilier. En attestent les accords de paix soudano-tchadiens qui se succèdent et se ressemblent sans jamais parvenir à une solution négociée et définitive de la crise entre les deux Etats.

Enfin, tout se passe comme si Idriss Déby et Omar Al-Bachir, qui se connaissent un peu trop bien, cachaient toujours chacun un poignard dans le dos, juste après les poignées de mains et les accolades "forcées" et hypocrites.

Et si, jusque-là, les deux présidents s’accusent mutuellement de menées déstabilisatrices et que la paix se fait toujours aussi rare qu’une pluie en saison sèche, c'est sans doute parce que ces deux pays n'ont pas la culture de l'alternance. De fait, si l’un ou l’autre ou si les deux "frères jumeaux" venaient à disparaître politiquement de la scène, cela favoriserait l'avènement de la paix. Car la haine entretenue entre les deux hommes est si profonde qu'elle alimentera toujours l’instabilité qui secoue, depuis des lustres, ces deux pays voisins.

 Cheick Beldh’or SIGUE

 

© Les Editions Le Pays - 2005

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L'UFDD C'EST FOUTU dit MAHAMAT ABAKAR sur ANR<br /> <br /> Depuis l’attaque de N’Djaména en février dernier, la principale composante de l’Alliance Nationale, l’UFDD de général Mahamat Nouri, a subi des graves difficultés.<br /> <br /> D’abord il y a eu la scission des ses éléments ouaddaiens, dirigés par le vice président de l’UFDD, le colonel Adouma Hassaballah. Il ont crée depuis l’UFCD. <br /> En suite, il y a eu une série des défections plus ou moins inattendues et/ou un peu spectaculaires, notamment, le départ du Colonel Barkaï Hamid, chef d’état major 1er Adjoint.<br /> <br /> Ces soudaines difficultés de l’UFDD ont fait réagir beaucoup des observateurs. Le Blog Ambénatna s’intérrogeait ainsi le 07/04/08 : L'UFDD est-elle entrée dans une zone de turbulence ? . Il rapporte par ailleurs que « Selon plusieurs sources d'informations concordantes, l'ex-CEMGA ainsi que plusieurs hauts responsables militaires de l'UFDD, ont exprimé de manière peu diplomatique leur ras-le-bol par rapport au pilotage à vue du mouvement qui créé selon eux une désorganisation permanente source de tous les problèmes imaginables.Elle vient de procéder à une réorganisation de son état major militaire ».<br /> <br /> Après un long mutisme, les dirigeants de l’UFDD ont timidement annoncé hier, la mise en place d’un nouvel état major militaire. Le très controversé Colonel Tahar Wodji, reprend de nouveau la tête des troupes de l’UFDD. Il sera secondé par le Colonel Soumaïne Boloki Kebir et le Commandant Hamdan Togoï, qui sont respectivement Chef d’état major général 1er et 2ème Adjoint.<br /> <br /> Est-ce une vraie solution face à la désorganisation permanente, qui est la source des multiples couacs auxquels nous a habitué l’état major de l’UFDD ou bien, il s’agit simplement d’un comblement des cases vides après le départ des uns et des autres ? <br /> L’origine même des problèmes récurrents de l’UFDD est elle au niveau de l’état major militaire ou du management politique ? <br /> Une nouvelle structure militaire à elle seule, avec notamment le retour du chef d’état major historique de l’UFDD, peut elle arrêter l’hémorragie des défections et renouer avec les sucées sur le terrain après les deux derniers échecs ? <br /> Rédigé par: Même les sites pro Nourri disent : UFDD foutu | le 16/05/2008 à 11:52
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