La délégation onusienne se rendra à N'Djaména pour soutenier Idriis Deby ???

NAIROBI, 31 mai (Xinhua) -- La visite prévue en Afrique de la délégation du Conseil de sécurité de l'ONU au début du mois de juin aura un fort impact positif sur le processus de paix, la stabilité et les conditions humanitaires sur le continent.
Dumisani Kumalo, représentant permanent de l'Afrique du Sud aux Nations Unies, a déclaré, selon un communiqué reçu à Nairobi samedi, que la délégation onusienne commencera sa visite de dix jours à Djibouti, où se déroulent les négociations entre les représentants du gouvernement fédéral de transition de Somalie et l'opposition.
"La capacité du Conseil à s'adresser directement au peuple, non à travers des déclarations présidentielles ou des résolutions cette fois-ci, mais en face-à-face.. Je pense que cela a un impact formidable", a-t-il affirmé, parlant notamment de l'impact possible de la délégation sur la situation en Somalie.
M. Kumalo a fait savoir que John Sawers du Royaume-Uni dirigera le travail de la délégation sur la Somalie et le Soudan ; Michel Kafando du Burkina Faso conduira la visite de la mission en Côte d' Ivoire ; et Jean-Maurice Ripert de France sera à la tête de la visite de l'équipe au Tchad et en République démocratique du Congo.
Les représentants de la société civile, de la communauté diplomatique et de la Mission de l'Union Africaine en Somalie ( AMISOM) seront également présents.
"C'est une opportunité incroyable pour les Somaliens. Ils ne doivent pas rater cette opportunité, car elle risque de ne pas se reproduire [..]", a-t-il ajouté, indiquant que les membres du Conseil de sécurité leur signaleront le besoin de travailler dur pour mener la sécurité et la situation politique du pays à un autre niveau.
M. Sawers a souligné que la sécurité et la stabilité sont cruciales pour resoudre toutes les autres questions de la crise en Somalie, notammment l'intervention extérieure.
Après Djibouti, la délégation se rendra au Soudan pour trois jours de négociations avec des officiels du gouvernement à Khartoum et à Juba (Sud-Soudan), a indiqué M. Sawers.
Au cours de cette visite, la délégation se penchera sur ce qu' il est nécessaire de faire pour promouvoir l'application de l' accord de paix global dans le Sud-Soudan, malgré les problèmes rencontrés dans cette région.
La délégation du Conseil de sécurité portera une attention particulière au Darfour, se rendra à El Fasher, capitale de l'Etat du Darfour Nord et siège de la mission Nations Unies-Union Africaine de maintien de la paix au Darfour pour évaluer la situation dans la région.
Au Tchad, M. Ripert a déclaré que la délégation se rendra dans la capitale N'Djamena pour montrer son soutien au président Idriss Déby et à ses efforts entrepris pour mener le dialogue avec les groupes de l'opposition.
La délégation visitera également des camps de réfugiés et de personnes déplacées internes dans l'est du pays et rencontrera les autorités locales près de la ville de Goz Beida, proche de la frontière avec le Darfour.
Il a indiqué que les membres du conseil réaffirmeront leur soutien aux autorités au Tchad et en République centrafricaine, et aux travailleurs humanitaires, à la mission des Nations Unies en Afrique centrale et au Tchad et à la force européenne associée, EUFOR.
De plus, ils envisagent de souligner la nécessité de réduire les tensions entre le Tchad et le Soudan en mettant en oeuvre les accords signés dernièrement, et de rappeler la condamnation du conseil des activités des rebelles, tout en appelant les groupes armés à respecter les obligations gravées dans les accords signés en octobre dernier.
La délégation se rendra à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), pour engager des discussions avec le pouvoir du pays, la société civile et la mission des Nations Unies en RDC (MONUC), et montrer son soutien aux activités vitales de construction de la paix.
Le groupe devrait également se rendre à Goma, ville principale de la province du Nord Kivu dans l'est de la RDC, où ils visiteront un camp de réfugiés et de personnes déplacées internes, ainsi que les coordinateurs du programme régional de stabilisation.
Ils souligneront le besoin pour les miliciens de se désarmer en conformité avec les accords récemment conclus, et feront part de leur inquiétude sur la poursuite des violences contre les civils.
Ils apporteront également leur soutien à tous ceux qui combattent les violences sexuelles exercées sur des femmes et enfants.