Hillary reprend le slogan d'Obama: «Yes, we can!»
ETATS-UNIS. Suspendant sa campagne, la candidate démocrate soutient son rival. Par Luis Lema / Letemps.ch
Yes, we can! Il y a sans doute longtemps que Hillary Clinton avait envie de reprendre à son compte ce slogan, le meilleur de la campagne, devenu le cri de ralliement des partisans de Barack Obama. Samedi, la candidate vaincue l'a entonné, entre les colonnes de faux marbre d'un musée de Washington proche de la Maison-Blanche. Vaincue, Hillary Clinton se lancera-t-elle réellement derrière son ancien rival? La réponse était d'autant plus attendue que la candidate avait refusé de se prononcer mardi, le jour où le processus des primaires a pris fin.
Samedi, elle a prononcé 14 fois le nom de son ancien rival. «La vie est trop courte, le temps est trop précieux, les enjeux sont trop hauts» pour hésiter davantage, a expliqué l'ex-candidate en «suspendant» sa campagne, comme il est de règle pour ceux qui reconnaissent leur défaite. «Le combat a été rude, mais le Parti démocrate est une famille et le temps est maintenant venu de renouer les liens qui nous unissent.»
Seize mois de lutte
Ce discours, qui met fin à une lutte de seize mois devenue de plus en plus âpre, Hillary Clinton l'a prononcé sur le même ton que les précédents. Nulle trace d'amertume ou de rancune à l'heure d'amorcer le virage de l'adversaire résolue à l'alliée zélée. Mais plutôt une déclamation conquérante et le rappel, une fois de plus, que derrière elle, Clinton dispose d'une armée forte de presque 18 millions d'électeurs. «Nous devons travailler ensemble. J'espère et je prie pour que chacun de vous me rejoigne dans cet effort», a assuré la sénatrice de New York.
Parmi ceux qui étaient venus assister à ce dernier discours, certains ont hué le nom d'Obama. En refusant de concéder plus tôt sa défaite, en se faisant la championne des femmes et des travailleurs blancs, Hillary Clinton n'est pas pour rien dans le caractère incandescent qu'a pris la rivalité démocrate au fil des mois. La candidate n'a cessé de proclamer (au risque de travestir un peu la réalité) qu'elle avait recueilli davantage de voix que son rival. Ses déclarations ont élargi la brèche «raciale» entre les candidats, rendant la réconciliation plus difficile, même si, officiellement, la candidate l'a toujours appelée de ses vœux. Selon un sondage de CNN, 60% des partisans de Clinton se disent prêts aujourd'hui à se ranger derrière Barack Obama. Mais 17% assurent qu'ils voteront pour le républicain John McCain et presque un sondé sur quatre explique qu'il restera à la maison le 4 novembre prochain.
La solution qui ne cesse d'alimenter les rumeurs à Washington est, bien sûr, celle du fameux dream ticket qui verrait Hillary Clinton rejoindre Obama comme colistière au poste de vice-présidente. Jusqu'ici, pourtant, Barack Obama a botté en touche à l'heure de répondre à cette éventualité. Malgré son poids électoral, l'image de Hillary Clinton n'est pas sortie grandie par ces longues primaires démocrates. Plus que jamais, elle a au contraire prêté le flanc à ceux qui l'accusent d'être guidée par l'opportunisme politique. Et ses déclarations récentes, selon lesquelles elle restait en lice pour être prête à succéder à un Barack Obama qui serait victime d'un assassinat, sont restées en travers de la gorge de l'équipe du jeune sénateur de l'Illinois.
Source : Letemps.ch
Samedi, elle a prononcé 14 fois le nom de son ancien rival. «La vie est trop courte, le temps est trop précieux, les enjeux sont trop hauts» pour hésiter davantage, a expliqué l'ex-candidate en «suspendant» sa campagne, comme il est de règle pour ceux qui reconnaissent leur défaite. «Le combat a été rude, mais le Parti démocrate est une famille et le temps est maintenant venu de renouer les liens qui nous unissent.»
Seize mois de lutte
Ce discours, qui met fin à une lutte de seize mois devenue de plus en plus âpre, Hillary Clinton l'a prononcé sur le même ton que les précédents. Nulle trace d'amertume ou de rancune à l'heure d'amorcer le virage de l'adversaire résolue à l'alliée zélée. Mais plutôt une déclamation conquérante et le rappel, une fois de plus, que derrière elle, Clinton dispose d'une armée forte de presque 18 millions d'électeurs. «Nous devons travailler ensemble. J'espère et je prie pour que chacun de vous me rejoigne dans cet effort», a assuré la sénatrice de New York.
Parmi ceux qui étaient venus assister à ce dernier discours, certains ont hué le nom d'Obama. En refusant de concéder plus tôt sa défaite, en se faisant la championne des femmes et des travailleurs blancs, Hillary Clinton n'est pas pour rien dans le caractère incandescent qu'a pris la rivalité démocrate au fil des mois. La candidate n'a cessé de proclamer (au risque de travestir un peu la réalité) qu'elle avait recueilli davantage de voix que son rival. Ses déclarations ont élargi la brèche «raciale» entre les candidats, rendant la réconciliation plus difficile, même si, officiellement, la candidate l'a toujours appelée de ses vœux. Selon un sondage de CNN, 60% des partisans de Clinton se disent prêts aujourd'hui à se ranger derrière Barack Obama. Mais 17% assurent qu'ils voteront pour le républicain John McCain et presque un sondé sur quatre explique qu'il restera à la maison le 4 novembre prochain.
La solution qui ne cesse d'alimenter les rumeurs à Washington est, bien sûr, celle du fameux dream ticket qui verrait Hillary Clinton rejoindre Obama comme colistière au poste de vice-présidente. Jusqu'ici, pourtant, Barack Obama a botté en touche à l'heure de répondre à cette éventualité. Malgré son poids électoral, l'image de Hillary Clinton n'est pas sortie grandie par ces longues primaires démocrates. Plus que jamais, elle a au contraire prêté le flanc à ceux qui l'accusent d'être guidée par l'opportunisme politique. Et ses déclarations récentes, selon lesquelles elle restait en lice pour être prête à succéder à un Barack Obama qui serait victime d'un assassinat, sont restées en travers de la gorge de l'équipe du jeune sénateur de l'Illinois.
Source : Letemps.ch
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