L'Eufor patrouille à Goz-Beïda, au Tchad, après le raid de samedi
Reuters
Des soldats irlandais de l'Eufor, la force européenne déployée dans l'est du Tchad, patrouillent dans la ville de Goz-Beïda et les camps de réfugiés voisins, après avoir essuyé des tirs samedi alors qu'ils surveillaient les combats entre rebelles et armée tchadienne.
Une colonne d'une centaine de véhicules rebelles a attaqué samedi Goz-Beïda avant de prendre la direction de la frontière soudanaise, à 70 kilomètres de là.
Dimanche, l'armée nationale tchadienne, avec des pick-up équipés de mitrailleuses lourdes et de lance-roquettes, était très présente autour de la localité.
Pendant les combats de samedi, les soldats irlandais de l'Eufor ont essuyé des tirs de roquettes de provenance indéterminée près du camp de réfugiés de Djabal et ont riposté par des tirs de sommation.
"Il n'y pas eu de victimes dans les rangs irlandais et tous nos véhicules sont opérationnels", a dit Gavin Young, porte-parole du contingent irlandais.
Des cratères d'un mètre de large, dus à l'explosion des roquettes, étaient visibles dimanche matin près du camp, ou les soldats irlandais se sont brièvement déployés pour rassurer les 15.000 réfugiés venus du Darfour soudanais.
Les soldats européens ont également mené des patrouilles autour de Goz-Beïda.
Le calme revenu, des femmes en boubous colorés allaient au puits pour se ravitailler en eau, portant des jerrycans sur la tête, tandis que des hommes conduisaient par les chemins des ânes chargés de bois mort. Plus loin, des enfants acclamaient les soldats de l'Eufor.
Mais le marché du dimanche a été annulé et les liaisons de téléphonie mobile entre Goz-Beïda et Abéché, la grande ville voisine, étaient impossibles.
"Le calme semble revenu dans la ville mais nous restons sur le qui-vive", a dit à Reuters le commandant Stephen Morgan, du 97e bataillon d'infanterie de l'armée irlandaise. "Nous avons localisé un certain nombre de projectiles non explosés et nous les détruirons dès que la situation le permettra", a-t-il ajouté.
Version française Guy Kerivel