Mongo (ville du centre du pays à 400 km à l'est de N'Djamena) va tomber dans quelques heures, vous verrez", a prédit M. Gueddei.
Tchad: les rebelles affirment avoir pris Biltine au nord d'Abéché

Les rebelles du Tchad, qui ont lancé une offensive mercredi dans l'est, ont pris lundi à la mi-journée la ville de Biltine à une centaine de kilomètres au nord d'Abéché, la plus importante de la région (700 km à l'est de N'Djamena), a annoncé la rébellion à l'AFP.
"Biltine est entre nos mains depuis quelques minutes, il n'y a pas eu de résistance. Les armées tchadiennes ne nous attendaient pas", a indiqué Ali Gueddei, porte-parole de l'Alliance nationale -- regroupant les diverses factions rebelles --, joint par téléphone depuis N'Djamena.
"La stratégie n'est pas de garder la ville", a souligné le porte-parole.
"Mongo (ville du centre du pays à 400 km à l'est de N'Djamena) va tomber dans quelques heures, vous verrez", a prédit M. Gueddei.
La prise de Biltine n'était pas confirmé par les autorités à N'Djamena à mi-journée.
Dimanche la rébellion s'était emparée de Am-Dam, situé à 200 km à l'est de Mongo.
"Notre objectif n'est pas de prendre des villes mais d'ôter les obstacles sur la route de N'Djamena. Nous n'allons pas rester", avait affirmé dimanche, ce porte-parole, qui a confirmé lundi que "l'objectif de la rébellion est N'Djamena".
Un autre responsable de la rébellion, Abederaman Koulamallah, joint par téléphone depuis Libreville, a indiqué qu'"actuellement notre tactique est d'étirer les troupes gouvernementales". "Ce sont de véritables courses-poursuites. Les combattants veulent amener le plus loin loin possible de leurs bases l'armée, parce que dans ce cas leurs chars ne peuvent pas suivre", a-t-il souligné.
"Nous n'avons pas intérêt à attaquer les garnisons qui sont bien défendues. Cela ne sert à rien. C'est n'est pas dans notre stratégie. Actuellement le gouvernement est un peu perdu", a-t-il dit.
"A un moment il faudra attaquer. Si on subit beaucoup de pertes on ira pas à N'Djamena", a encore dit M. Koulamallah, ajoutant "On est parti pour faire une longue guerre".
"On est suffisamment outillé pour la faire et rester longtemps au centre du pays. On a tous les moyens pour cela", selon lui.
Les 2 et 3 février, la rébellion tchadienne avait mené un raid et atteint N'Djamena à la surprise générale, encerclant notamment le palais présidentiel et étant tout près de renverser le régime du président Idriss Deby Itno.