FROLINAT: Les Grands Defenseurs sont devenus rares!

Publié le par Hamid Kelley

Par felix Ngoussou (Article repris (Ndb: selon l'auteur) à la demande des jeunes Panafricanistes )

La vraie histoire du FROLINAT reste sans doute à écrire si l'on se réfère à la conférence organisée par la Librairie Almouna du Tchad qui a donné lieu sous la direction de Mahamat Saleh Yacoub et Gali Ngothe Gata un livre intitulé: "Tchad: Frolinat, Chronique d'une Déchirure". Un des conférenciers, Mr. Bachar Danna en avait situé la naissance juste après le Référendum de 1958 alors que Mr Ibni Omar Mahamat Saleh , chef de parti et surtout militant connu du FROLINAT allait plus loin dans les origines. Selon Mr. Ibni,le FROLINAT descendait du FLT, organisation caritative créee par les premiers refugiés tchadiens arrivés au Soudan après la chute de la résistance Ouaddaïenne à la pénétration coloniale. Cette organisation serait transformée en mouvement rebelle après la révolution soudanaise de 1964 ([i]).Mais une année avant cette revolution, Ibrahim Abacha ne lançait il pas un appel dans le journal de l'UNT "Al Sehy", qui appellait à la formation d'un Front Uni National.

Difficile à dire dans le contexte actuel. D'abord, parce que, contrairement à une tradition orale tenace distillée à beaucoup de Tchadiens, surtout durant les années de braise où tout le monde se revendiquait de ce mouvement,.la naissance du FROLINAT ne date (ou ne datait) pas de 1966. Elle rémonterait en fait aux lendemains du réferendum de 1958, donc bien avant l'arrivée de François Tombalbaye au pouvoir. Ensuite c'est parce que l'on est en droit de se demander quelle est cette fierté légitime dont pourrait se prévaloir le FROLINAT, dont les grands défenseurs sont de plus en plus rares !

Notons qu'avant même que l'on entende parler d'Ibrahim Abacha, un groupe de personnes armées s'était infiltrés au Tchad avec, à leur tête Mr.Al-Hadj Issaka Abdelhadi.Ce groupe a suivi la formation militarie au Soudan, sous les ordres d'un certain Hadjaro Sénoussi, Soudanais d'origine tchadienne. Parmi les douze infiltrés pour servir de tête de pont à la révolte en cours, on peut citer: MM. Goukouni Guet, Mala Haggar, Al-Hadj Issaka, Idriss Moumouni, Banki Ali Bourma, Wiledi Kossi, Abdoulaye Aboukazama, Yosko Haki, Hamid Saleh, Ibrahima Issa, et Habib Brahim. A ces douze, se sont ajoutés Abderassoul Dankar, Bachara Danna, Aboubakar Treye, Mahamat Hissein, Mahamat Django et Mahamat Tahir Moussa partis d'Egypte en Corée pour la formation militaire. Beaucoup des membres de ce groupe "avaient déjà fait parler d'eux en remettant au Gouverneur Félix Eboué en visite en Egypte une petition en 1944".

Ibrahim Abacha reconnu comme père fondateur n'arrivera au Ghana que longtemps après la naissance du FROLINAT comme émissaire de l'Union Nationale Tchadienne (UNT), puis ira apprendre le metier des armes en Corée du Nord!

Des FROLINATS aux origines imprécises, on rejaillira sur la vie du FROLINAT d'Abatcha, avec ses guerillas internes, ses purges, les accidents et les morts violentes. Un des grands théoriciens du FROLINAT, le défunt R. BUUTENHUIJS -qui a donné ses lettres de noblesse au FROLINAT a pu écrire dans « L'échec d'une révolution africaine : Le FROLINAT à l'épreuve du pouvoir » que « les pages précédentes nous ont déjà suggéré que la rébellion tchadienne est loin d'être unie. En réalité, elle ne l'a jamais vraiment été, bien qu'à certaines périodes (comme celle de 1966-68, quand elle était dirigée par le fondateur du FROLINAT, Ibrahim Abatcha) elle ait pu faire illusion. Comme nous l'avons vu, en 1970 déjà, l'Armée Volcan s'était séparée du FROLINAT d'Abba Siddick, alors que les Toubou de ce que l'on appelait à l'époque la 2ème Armée allaient faire de même deux ans plus tard. En 1976, Goukouni et Habré se sont affrontés ensuite au sujet de l'aide libyenne, ce qui a provoqué I'éclatement de la 2' Armée en FAN et FAP. Au cours de la même année, le Dr Siddick s'est vu contesté par la quasi-totalité de ses collaborateurs qui ont fait sécession et ont retenu par la suite pour leur tendance l'appellation de 1" Armée, dirigée, par Mahamat Abba." La tribu avait, assurément, pesée lourd ?

Le FROLINAT, pour le répéter, n'a surpris que ceux-là, mais ils furent très nombreux, qui n'avaient pas prêté attention ou avaient voulu ignorer le mécontement de ceux qui étaient écartés de la course à la magistrature suprême qui porta François Ngarta Tombalbaye à la présidence. Beaucoup d' hommes politiques du Nord comme du Sud faisaient la queue à la porte des pays « révolutionnaires » ou « progressistes » comme le Ghana, l' Egypte et le Soudan afin de pouvoir organiser une rébellion contre le régime de Fort-Lamy après la dissolution des partis politiques en 1963.

Parmi ceux là, seul Pierre Toura Ngaba, Ministre des Travaux Publics qui, emporté par une grande colère évangélique en apprenant que son sort était scéllé par son ami François Tombalbaye avait opté pour le dialogue .Bien qu' énervé, Mr Toura avait refusé de prendre les armes comme les autres. Il avait néammoins dit : « Je demeure du côté de ceux qui se méfient des prétextes et des excuses que la force invente pour assurer son règne et pour faire croire qu'elle est le droit »

On ne s'étonnera donc pas que ce soit ce chrétien, fervent qui s'adressera à certains collègues (MM. Abou Nassour, Djibrine Kerallah, Dounia Marc, Douba Alifa réunis dans son salon un soir) en ces termes « L'histoire dira que la fraude a été établie au Tchad par ceux qui se sont tus ».

Le débat entre raconter ou se taire ouvre toute la question du rôle du pouvoir et de la responsabilité des hommes politiques, de leur engagément dans les vrais débats de fond. Avec le recul, on réalise toute l'usurpation faite au nom du FROLINAT et de toutes les revendications, sans lien commun avec les « réalités tchadiennes ».

Pendant la conférence nationale par exemple, certains politiciens parlant un Arabe sans lien de parenté avec le vrai Arabe ont choisi d'occulter le vrai débat pour entrainer des participants sur un terrain glissant. Goukouni Oueiddei, aura , comme Toura Ngaba, le courage de dire aux tenants de la langue Arabe une vérité crue qu'ils ruminent encore avec beaucoup de colère. Et puis, souvent, on a brandit la réligion comme contradiction principale. Le drame est que la Vérité est impitoyable et ce sont des intellectuels musulmans comme Ibni Oumar, M Dinar Ibrahim, M. Bachar Danna etc.. qui rejettent la thèse orale passée du père au fils jusqu'à cette conférence. Pour M. Ahmat Saleh Boudoumi, le Frolinat n'est pas un sujet Tabou. M. Ngarledji Yorongar dans"Tchad:Conflit Nord-Sud Mythe ou Réalité" nous dira aussi que la groutte d'eau qui a donné une autre valeur au Frolinat a commencé le 19 Janvier 1963 quand Djibrine Kherallah avait refusé de se soumettre à l'ordonance interdisant les partis politiques de fonctionner. Son parti , le PNA dissout par cette ordonnance continue à tenir des reunions. Dounia Marc , Ministre de l'Interieur envoie un Gendarme du Nom de Izzo chez Kherallah pour demander à celui-ci de disperser les participants à cette reunion. M. Izzo ne resortira pas vivant de chez M. Kherallah. C'est ce jour que partira des échanges de tirs entre la gendarmérie et les militants du PNA qui rejoindront plutard Ibrahim Abacha. Pour M. Yorongar, "les Moubi ne se sont pas revoltés contre les préfets Sudistes qui auraient perçu plusieurs fois les impôts et l'emprunt national, mais contre l'arbitraire de leur chef de canton, Bachar Gaddaye."

En 2005, un journaliste tchadien de confession musulmane prit le courage de dénoncer l'existence des pratiques d'un autre âge, notamment les centres de dressage des enfants et femmes de réligion musulmane. Il n'a eu son seul salut qu'en Occident.

Après ce qu' il convient d' appeller les " éléctions démocratiques "de Mai 2006, on est en droit de se poser la question : Pourquoi les tchadiens mettent-ils si longtemps à accepter de débattre du scandale de l'usage systématique de la force , sinon de la guerre elle-même pour resoudre les problèmes de société ? Pourquoi Pierre Toura qui était vraiment lésé dans ses droits civiques a-t-il opté se résigner à écrire une lettre pour dénoncer la fraude alors que ses amis eux travaillaient à créer une rebellion dont les conséquences font encore éffét à ce jour?

Pourquoi la jeunesse tchadienne ne cherche -t-elle pas à broncher contre tous les mensonges qu'on lui a servi depuis sa naissance?

Lançons le debat!

Car chaque fois que les compatriotes originaires du Nord se déchirent entre eux, ils en appellent à la démocratie, à la justice sociale. Qu'en est-il d'un Mahamat Nouri, bras-droit de M. Habré et qui a au moins eu le couage de le défendre dans les colonnes de journaux indépendants tchadiens ? Se souvient-on que M. Nouri, ministre de l'intérieur en 1979, aurait envoyé de nombreux policiers dans l'au-délà, parce qu'il venait d'une région « ennemie » ? Le même Nouri qui s'est illustrée en clamant sa « supériorité » contre M. Nassour Oueddo Guelendouksia, en son temps Premier Minsistre qui a osé faire la remontrance à son ministre ? Que penser d'un autre illustre opposant, M. Adoum Togoi, qui ne se gêna guère de se servir des prisonniers de guerre sudistes pour construire sa maison de Gouro. Lui qui traita, pendant qu'il était Ambssadeur, M. Kebzabo, d'esclave ?

Le président Déby ne s'est pas du tout retenu, en son temps, de traiter ses compatriotes de « chasseurs de rats n'hésitant pas à incendier toute la forêt », donc qui se préocupperait peu de l'environnement ! Au fait, s'est-il marié à une Méridionale, après un concubinage de plus cinq ans connu de tous ?

Et tout cela, à cause d'un honneur de jadis jamais démontré transposé dans un présent où la detention du « kalash » crée le droit ! Au nom d'une seule logique : ne pas partager le pouvoir, ou plus crument, ne pas laisser le pouvoir traverser le Chari !

Devrait-on, au nom de la « réconciliation nationale » évacuer d'un seul souffle les abus et violations graves des droits de la personne, dont certains cas sont devenus emblématiques, comme celui de Me Béhidi, Bichara Digui, Mianbé, du dossier de Septembre Noir ou une simple liste des contribuants à la cérémonie funèbre d' une des Femmes de Ngarta Tomblabaye morte à Balimba a donné lieu à la fabrication politicienne que voici les noms des personnes qui cotisent pour les codos. Alors vint la mort des personnes comme Dr Ndem Ngoidi, Oumar Charles Matho, Mr Ngon Goto etc.; ? Devrait-on, au nom de la « Reconciliation Nationale » exonérer les bourreaux qui séjournaient à l'Hotel des Chasses, en service commandé et qui joignaient l'utile à l'agréable en compagnie de quelques « fraiches petites sahroises »,tels que Mahamat Khalil connu à Sarh sous le nom de l' Exécuteur Noir.

Les témoignages (souvent étoufés même quand la meilleure occasion s'était présentée à la CNS ), souvenirs, pétitions, appels à jugements, reconnaissent la pratique systématique de la torture et les auteurs des actes commis n'ont jamais regretté. Beaucoup l'ont fait, non pour la sécurité supposée de l'Etat, mais pour assouvir certaines haines. Comment les Tchadiens pourraient-ils parler d'un avenir commun, en ne se voyant qu'à travers des prismes et avec de telles arrières-pensées très sombres ?

Il ne peut être question ni d' histoires plus ou moins sensationnelles qui n'éclairent pas vraiment les enjeux profonds, ni de jugements hâtifs sur certains acteurs de l'histoire qui laisseraient dans l'ombre les responsabilités des politiques et derrière eux de l'opinion publique. Il est question du difficile mais nécessaire « devoir de mémoire ».

Il ne s'agit pas de rémuer un quelconque couteau dans une plaie béante mais justement, de panser le passé pour un meilleur avenir. .

Des témoignages décisifs!

Une partie de l'opinion publique, dès le début de la guerre des FROLINATS avait choisi son camp, ne se fondant sur le seul bréviaire que ce qu'en rapportaient des témoins. Des monstrueux faits. De la violence gratuite. Les « Forces de l'ordre » étaient les bourreaux du peuple martyr, coupant les seins des femmes, empoisonnant les puits, humiliant à tour de bras les Tchadiennes et Tchadiens du Nord. Aujourd'hui, c'est la région de naissance du FROLINAT, des héritiers « légitimes » de la révolte contre le pouvoir dictatorial des Sudistes qui s'auto-détruit dépuis 1979. Un fils du terroir chassant un autre, selon la logique immuable du Moyen-àge. Mais attention, l'ennemi demeure, comme avant et comme après la naissance des FROLINATS, quelque part ailleurs !

C'est ce qui a conduit certains, comme le défunt Roné Beyem à évoquer le thème de la falsification de l'histoire du Tchad dans son livre "Tchad: L'Ambivalence Culturelle et l'Intégartion Nationale"Edition L'Harmattan. Un livre que la honte empêche la majorité fabriquée de lire. Mais qu'il était donc difficile alors de faire comprendre à la majorité de l'opinion publique que la falsification systématique de l'histoire n'était en rien justifiée. Il fallait démontrer que sa pratique s'inscrivait dans la volonté de maintenir le droit sur fond de mépris raciste d'un peuple que l'on voudrait contraindre à la soumission et la passivité par la terreur.

Il est inutile de dire le dommage que la présentation des faits et la re-écriture mal-intentionnée de l'Histoire du Tchad, la pratique de la politique du mensonge, faisaient à la jeunesse tchadienne. Sans compter les traumatismes qui en résulteraient.

Tenez, on a accusé Tombalbaye d'avoir vendu la « Bande d'Aouzou » aux Libyens. Pourtant, des temoins appartennant aux FROLINATS étaient « copains-copains » avaec les « Barbares » libyens quand ils hissaient leur drapeau sur cette localité ! Une constante : le tchadien ne s' excuse jamais de ses mensonges si cela lui permet de gagner une cause, fut il un espace de pouvoir.

Il est temps, pour un devoir vis à vis de la posterité, de devoir exprimer l'indicible, répondre au devoir de crier, de faire place même au rôle incompris de l'insoumission.

Ce n'est que peu à peu que la question de la falsification de l' histoire du Tchad fait place à celle de la mise en cause de la création du FROLINAT elle-même et du non respect du droit à la dignité .

Il est impossible d'évoquer, en cette période anniversaire du FROLINAT sans souligner les deux logiques qui ont conduit des citoyens aux positions les plus extrêmes, les plus antagonistes.

Un régime tenu par les ayant-droits des falsificateurs de l histoire qui se cramponne dans les « acquis de la révolution » doit aujourd'hui laisser parler ceux qui ne demandent qu'à s'expliquer. Ceux qui, par exemple, l'on a appelé les porteurs de valises de Rabat. Mahamat Djarma, ancien du FROLINAT, qui ne cesse de visiter la prison parce qu’il tente de soulever le voile sur ce mouvement, origine de tous les problèmes du Tchad . Un combat pour une cohérence entre les discours et les gestes. Il y a ceux qui, hors FROLINAT et hors-champ essaient d'éclairer un peu.

Seulement, voilà. Sur l'internet le Front pour le Changement (FUC) nous ressassé, par tradition sans doute ou pour se rattacher à ce glorieux passé dit « révolutionnaire », dans ses statuts que « Vite le pouvoir s'est caractérisé par l'amateurisme, l'arbitraire, l'incompétence et l'inexpérience qui à leurs tours ont provoqué des révoltes et des soulèvements auxquels le pouvoir a répondu par la violence et la répression. Le FROLINAT a incarné cette lutte contre le pouvoir de Tombalbaye qualifié de néo-colonial et despotique » fin de citation..

Pour en revenir au rôle des médias, nul n'en saurait rappeler le caractère essentiel au débat démocratique. Et le rôle des Associations de défense des droits de l'homme. Et la permanente et dérangeante question revient : où sont passés les répresentants de la majorité démographique et réligieuse ? Pourquoi les questions de la liberté de la presse, de la liberté de confession, doivent seulement rester l'apanage de certains ? Pourquoi la critique de la société ne doit être que l'affaire de l'Eglise catholique alors que les principes moraux defendus par le Saint Coran sont violés tous les jours, avec la bénédiction des Ulémas? Voici les Arabes tchadiens qui en voulant respecter la loi, font recours à la gendarmerie pour recuperer leurs betails et se voient inviter des bourreaux dans leur ferrick.

Prendre position revenait alors à se situer sur l'échiquier politique et s'éloigner quelque peu de l'unanimisme ethnique pour réaffirmer la conviction républicaine, citoyenne et démocratique.

La vérité est venue, le silence l'emportera!

Ce grand silence allait-il vraiment calmer les sensibilités blessées et encore à vif ? Etait-ce une solution pour soutenir l'émergence d'un " Vouloir-Vivre Ensemble" entre tchadiens de tous les recoins du pays? Il serait sans doute bon de laisser la conclusion à M. Kassiré Koumacoye Delwa, cité par R. BUIJTENHUIJS (Revue politique africaine ) dans « Les partis politiques africains ont-ils des projets de société ? L'exemple du Tchad » :Si La vérité est la même dans toutes les religions et dans toutes les sociétés, et par elle, I'unité du Tchad peut être réalisée, si tous les chefs des cultes et traditionnels ainsi que les sages travaillent dans ce sens (...). Si chacun cherchait la vérité conformément aux saintes écritures et à nos valeurs traditionnelles tous les Tchadiens seraient unis »

Félix Ngoussou & Equipe tchadforum

[i] (21 octobre 1964 : Émeute à l'université de Khartoum. Le général Abboud remet le pouvoir à un comité de salut public. Le gouvernement provisoire qui est alors formé rétablit la liberté de la presse et proclame l'amnistie pour les rebelles du Sud.

i "Tchad: Frolinat, Chronique d'une Déchirure". Page 35 ii "Tchad: Frolinat, Chronique d'une Déchirure". Page 27. iii "Tchad: Frolinat, Chronique d'une Déchirure".Page 29 iv

La Lettre

de Pierre Toura Ngaba à François Tombalbaye/ Archives du PTT/RDA v "Tchad:Conflit Nord-Sud Mythe ou Réalité" Page 107

"Si la vérité est la même dans toutes les religions et dans toutes les sociétés, et par elle, l'unité du Tchad peut être réalisée, Si tous les chefs des cultes et traditionnels ainsi que les sages travaillent dans ce sens (...).
Si chacun cherchait la vérité conformément aux saintes écritures et à nos valeurs traditionnelles ,tous les Tchadiens seraient unis "

felix Ngoussou

Source : tchadforum



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