Litanie d'unité : "Les leaders des mouvements armés..doivent joindre la parole aux actes."
Litanie d'unité
Par D.D de Ndjamena-matin
Les leaders des mouvements armés clament sur la place publique leur volonté d’unir leurs troupes contre le régime autoritaire de N’Djaména. D’un vœu pieux, ils doivent joindre la parole aux actes.

Du haut de sa tour de Babel, le stratège de N'Djaména multiplie des recettes diaboliques pour disperser les différentes factions armées qui se sont dressées sur les sentiers de sa dictature. Les leçons de la défection des « kroumirs gradés » Diar-Bachar doivent être tirées. Les manœuvres de déstabilisation orchestrées par les lieutenants de Deby ont qu’un seul but politique : Briser le rêve d’unité des mouvements politico-militaire et exhiber aux yeux du peuple le préjugé d’une opposition mercantiliste.
Le soldat-Deby avait-il vraiment besoin de médiatiser la défection et le ralliement des lieutenants d’Erdimi Timane ? Les analystes politiques s’accordent à répondre à cette question lancinante au sein de l’opinion nationale par la négative. Les « envoyés spéciaux » de N’djamena en charge des tractations secrets avec Issahka Diar et Issak Bachar n’avaient nullement l’obligation de transposer les négociations avec ce duo à double tranchant et en quête de juteux postes ministériels ou grades dans la milice au devant des projecteurs. Les coulisses de ce marchandage politiques ont filtré des couloirs hermétiques du palais rose dans le dessein de jeter en pâture l’image populaire de la coalition armée anti-Deby. « La cupidité de Diar et Bachar a été utilisée comme des instruments d’une communication politique ». Selon un politologue tchadien, sous le sceau de l’anonymat, « Le pouvoir a su tirer partie du ralliement des hauts responsables du RFC. S’ils n’ont pas réussi à disloquer le mouvement militaro-politique en deux blocs, en se détachant avec une franche des troupes, ils ont accentué les préjugés qui discréditent les efforts d’unité autour de l’Alliance Nationale. » La sentence de l’observateur de la scène politique est sans équivoque : « Si la France et la communauté internationale ferment les yeux sur les dérives de Deby, c’est parce qu’en face, les groupes militaro-politiques n’apparaissent pas comme une alternative. »
La défection de l’ex ministre de la défense Mohamat Nour Abdelkerim des rangs de l’armée de N’djamena traduit le malaise profond qui ronge les casernes de la soldatesque de Deby. Tout ralliement avec le despotique est synonyme de prendre un ticket pour un paquebot n naufrage.
Le rapprochement annoncé entre l’Alliance Nationale et le colonel Adoum Hassalabah de l’UFDC et aussi selon les dernieres nouvelles avec le RFC de Timan Erdimi, bien n’étant pas confirmé pas l’AN pour l’instant, réjouit l’opinion nationale.
Idéologies politiques divergentes, les mouvements armés doivent s’unir. La tour de Babel et son cortège de dissension portés par les cors du marchandage politique s’érigeront dans l’opposition. La sempiternelle litanie de la coalisation des troupes et forces des mouvements armés ne doit plus rester un vœu pieux.
Par D.D de Ndjamena-matin
Source: ndjamena-matin.over-blog.com