La Cible à abattre : Le président « va-t- en guerre ».

Publié le par Hamid Kelley

Cible : Le président « va-t-en guerre »

Par D.D de Ndjamena-matin


Les manœuvres de déstabilisation de la classe politique et le rêve d’un pouvoir ad vitam imposent aux mouvements politico-armés toute coloration idéologique confondue de rassembler les forces pour détrôner le Prince. Le peuple conjure l’unité de l’opposition armée.

 

  La vie tourne, tourne, au  Tchad avec son lot d’incertitude et espoirs. Dans ce cycle infernal orchestré par le régime impopulaire de Deby, l’angoisse a fini par s’asseoir dans les taudis et faméliques chaumières du pays. Dans le train-train des n’djamenois, tout fait et geste de la classe politique sont interprétés, décrypter dans l’optique d’y lire un halo de libération définitive du joug imposé par l’actuel pouvoir dont le seul haut fait est d’avoir plongé les tchadiens dans une misère rampante et exacerber le climat social.

 

  Les fractures sociales se sont accentuées, la pauvreté est plus prononcée dans les ménages. Pour tout dire, la fatalité s’enchaine et s’égraine comme un mystère douloureux. Est-ce pour cette raison que l’ex- secrétaire de l’Union des Syndicats du Tchad a changé de fusil d’épaule pour, au dire de certaines sources dignes de foi, rallier l’opposition armée. Djibrine Assali Hamdallah a très certainement tiré les leçons d’une lutte syndicale stérile dans un contexte politique rigide. Les lignes de divergence et le fossé entre riches (charognards des petro-dollars)  ne peuvent être comblés que par la force des kalachnikovs. L’action syndicale et la voie des urnes n’ont pu laisser éclore les fleurs du changement politique.

 

Paranoïaque, hystérique et cynique, Idriss Deby ne cesse de parachever sa  mutation de despote tout azimut. La litanie d’obscures machinations du système Deby, après les traques des opposants en février, vient encore  de présenter aux yeux du peuple l’hideux visage d’un régime politico- répressif. Le décès  d’Ibni Saleh reste au sein de l’opinion nationale et internationale comme un boulet de contestation. Et revoici les tristes chroniques de la police politique : Yaya Erdimi, frère cadet des jumeaux Erdimi, est dans les filets des sbires de la police politique et des agents de l’Agence Nationale pour la Sécurité (ANS) et sans la scandaleuse déportation des jeunes lycéens dans le Guantanamo à la tchadienne situé en plein désert de Djourab précisément à Korotoro. Le scenario des enlèvements politiques se répète dans les dédales de la classe politique. Après avoir cherché en vain la perdrix, l’aigle a fondu sur son poussin !

 

 Le peuple n’est plus dupe. L’habitude du canon et le concert des kalachnikovs ont  enseigné les tchadiens sur les us et coutumes post-affrontements entre pro et anti-Deby. Les manœuvres de déstabilisation et tractations dans le camp des pouvoiristes de N’djamena et les mouvements armés traduisent l’intensité de prochaines joutes militaires. Il faut donc craindre que cynique Deby se mue en charognard de la basse cour politique, multipliant ainsi des arrestations arbitraires e enlèvements politiques par le truchement de son escadron de la mort.

 

Les mouvements armés sont invités à lancer  un front unitaire contre l’armée à la solde de Deby et de ses affidés. Objectif commun. Cible à abattre : Le président «  va-t- en guerre ».

 


Par D.D de Ndjamena-matin



Source : Le Blog Ndjamena-matin


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