‘‘Assali lâche l’UST’’ titre N’DJAMENA BI HEBDO
Djibrine Assali, SG de l’Union des Syndicats du Tchad, démissionne depuis Genève
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Selon Le Progrès date du 08 juillet 2008 qui fait écho de la nouvelle, le président de l’Union des syndicats du Tchad (UST), Barka Michel, dans un communiqué de presse, informe que son secrétaire général est absent du pays depuis le 5 mars 2008 pour participer à une session ordinaire du conseil d’administration du Bureau International du Travail (BIT) et à la Conférence internationale du Travail en juin 2008 à Genève, en Suisse. Contre toute attente, souligne le communiqué, l’UST a reçu une lettre de démission de son SG datée du 5 juin 2008. Djibrine Assali Hamdallah occupe le poste de Secrétaire général de l’UST depuis plus d’une décennie. Noyau de la lutte syndicale depuis l’avènement de la démocratie au Tchad, Djibrine Assali, a même perdu son travail à cause de son activisme syndical. Ce qui lui permet de se consacrer davantage au syndicalisme. Le Bureau exécutif de l’UST prend acte de cette décision personnelle mais regrettable, relève le communiqué.
‘‘Assali lâche l’UST’’ titre N’DJAMENA BI HEBDO ouvrant ses colonnes à M. François Djondang, le nouveau secrétaire général de l’UST qui fait observer que cette décision est regrettable mais relativise le fait que l’UST, ce n’est pas seulement Djibrine Assali, mais les différentes fédérations qui au cours d’un congrès ont eu à élire un conseil national exécutif dont est issu le bureau exécutif. Sur les raisons de la démission de Djibrine Assali, le journal cite les extraits de la lettre de démission dans laquelle l’ex-SG se dit contraint à l’exil. ‘‘Le 21 juin 2008, le bureau exécutif de notre centrale s’était réuni pour examiner diverses informations me concernant. Il s’agit de l’existence d’une fiche d’information adressée à la présidence de la République relative à une réunion tenue le 03 février 2008 à N’Djaména par un chef rebelle et à laquelle j’ai pris part’’, relate-t-il. ‘‘En quittant N’Djaména le 9 mars 2008 pour me rendre à Genève (…) l’avais bien l’intention de rentrer au pays après un bref séjour à Paris pour un bilan de santé et des soins médicaux, mais après avoir appris ces informations et connaissant les mauvaises intentions du régime du président Déby à mon égard, j’ai préféré prolonger mon séjour à l’étranger, car je savais que ma sécurité n’était pas garantie’’, écrit Djibrine Assali.