El Bechir pourrait chasser les forces de l'ONU
Khartoum renverrait la Minuad en cas de poursuites contre Béchir
Par AFP
Le Soudan a averti vendredi qu'il "pourrait" demander le départ de la force de paix ONU-Union africaine (Minuad) déployée au Darfour, si le président soudanais Omar el-Béchir est visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide au Darfour.
"Nous disons à la communauté internationale qu'en cas d'inculpation de notre président Omar el-Béchir, nous ne pouvons pas être responsables du bien-être des troupes étrangères au Darfour", région de l'ouest du Soudan en guerre civile depuis 2003, a déclaré à la presse à Addis-Abeba le conseiller du président soudanais, Bonal Malual.
"Nous pourrions leur demander (aux troupes) de se retirer de notre territoire", a-t-il renchéri.
Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a demandé le 14 juillet aux juges de la Cour d'émettre un mandat d'arrêt contre M. Béchir pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour.
Les juges n'ont pas encore rendu leur décision.
La Minuad a été placée en état d'alerte et indiqué qu'elle évacuerait son personnel non essentiel tout en conservant ses soldats sur place.