Le phénomène des filles-mères au Tchad

Publié le par Hamid Kelley

Dans son n°268, le mensuel Tchad et Culture, dans un dossier, traite de la situation des filles-mères. Pour ce mensuel, « de plus en plus, le nombre de filles-mères ne cesse d’augmenter dans notre société. Pour satisfaire leurs besoins, par mimétisme ou par ignorance, des adolescentes se retrouvent dans cette situation (…) avec des enfants à charge et sans les moyens pour les entretenir ». Evoquant l’une des nombreuses causes du phénomène, le mensuel souligne que « de nombreuses jeunes filles vivent cette situation par la faute des adultes ». Acceptant de donner leurs témoignages, certaines filles-mères déclarent, avec un point de regret : « Mon avenir a été compromis par la naissance de mon bébé » ; « Je ne pouvais pas étudier ; je faisais du petit commerce pour subvenir aux besoins de mon enfant. J’avoue que cela été difficile car ça ne marchait vraiment pas ». En attendant des solutions durables à ce phénomène, le mensuel rapporte qu’une « mutuelle secourt les filles-mères, tiraillées entre une responsabilité précoce à assumer et leur éducation ou leur formation à parfaire ». Cette mutuelle dénommée Mutuelle pour le Développement économique et social de la femme tchadienne, poursuit le mensuel, a mené une enquête sur un échantillon de 150 filles-mères de la capitale, réparties dans les lycées Félix Eboué, Féminin et Technique commercial. « Une soixantaine de filles-mères sur l’échantillon a été sélectionnée pour faire l’objet d’un suivi par la mutuelle. Elles sont formées sur les problématiques liées à la sexualité, l’approche genre, la citoyenneté, les techniques d’animation de réunion, etc. ». Tchad et Culture conclut son dossier en conseillant : « Il faut prévenir et aider à leur réinsertion ». Car, poursuit-il, « vue la complexité de la situation des filles-mères, des actions concertées doivent être menées pour que leur insertion dans la société soit efficace ».

source: cefod

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