Le poison du 8000 euros de Deby
Wanted
Mansour Abbas, transfuge de l’UFDD, condamné vendredi à une peine de travaux forcés à perpétuité, est actuellement recherché par les forces de l’ordre pour être conduit à la maison d’arrêt de N’Djamena. Selon un avocat qui a requis l’anonymat, « le procureur de la République près le Tribunal d’Instance de N’Djamena a affirmé que les jugements prononcés vendredi 15 août à l’issue du procès contre les auteurs reconnus coupables de tentative de coup d’état seront mis à exécution immédiatement ».
D’ores et déjà, des mandats d’arrêt sont décernés par la justice, demandant à la force publique de rechercher les condamnés où qu’ils se trouvent sur le territoire national afin de les conduire à la maison d'arrêt. L’on notera bien évidemment qu’il sera difficile aux forces de l’ordre de s’aventurer dans la zone occupée par les rebelles pour y arrêter un quelconque condamné.
L’avocat estime néanmoins que « le verdict de la Cour criminelle est exécutoire immédiatement. Aucune dérogation à la procédure pénale n’est envisageable au niveau des autorités judiciaires ». Tout condamné à une peine de travaux forcés à perpétuité arrêté « sera incarcéré à la maison d’arrêt pour y purger sa peine » aurait expliqué le Procureur de la République. Quant aux condamnés à mort, « il sera décidé de leur sort lorsqu’un ou plusieurs d’entre eux auront été interpellés » précise la même source.
Ce n’est pas à la justice « d’annuler les condamnations », mais il appartient à Idriss Déby, chef de l’Etat, d’accorder « éventuellement grâce présidentielle partielle ou totale, individuelle ou collective aux condamnés » affirme de son côté un fonctionnaire du ministère de la justice qui s’exprime sous le sceau de l’anonymat. Il croit que les « Tchadiens peuvent espérer cette faveur déjà accordée aux étrangers dans l’affaire de l’Arche de Zoé ». Après tout, la justice au Tchad, n’est-ce pas « Déby qui la rend » ? Mansour Abbas peut continuer à être « serein ».
source: lyadish