Tchad: la rébellion confirme l'accrochage avec l'armée au nord de Goz Beïda

LIBREVILLE - La rébellion tchadienne a confirmé à l'AFP l'accrochage avec l'armée gouvernementale jeudi dans une localité au nord de Goz Beïda (est du Tchad), assurant que les combats avaient été "violents" et avaient "duré des heures".
"Nous avons eu de violents combats avec les troupes (du président tchadien Idriss) Deby, depuis 05H00 du matin (locales, 04H00 GMT) jusqu'à maintenant. (...) Cela a été très violent, les combats ont duré des heures", a déclaré Abderaman Koulamallah, porte-parole de l'Union des forces de la résistance (UFR), qui regroupe neuf factions rebelles.
Jeudi après-midi, le porte-parole du gouvernement tchadien, Mahamat Hissène, avait révélé cet accrochage, précisant qu'il s'était produit "à Am-Deressa, à 10 km au sud d'Am-Dam", une ville elle-même située à 110 km au nord de Goz Beïda.
"Les forces gouvernementales ont pris le dessus et les ratissages continuent", a affirmé M. Hissène, immédiatement démenti par M. Koulamallah.
"Cela a tourné en notre faveur. Les troupes gouvernementales sont en totale débandade (...). Nous sommes plus de 1.000 véhicules", a affirmé le porte-parole rebelle. "Nous occupons totalement Am-Dam. L'objectif reste N'Djamena".
"Nous avons été bombardés (par l'aviation tchadienne) à quatre reprises ce (jeudi) matin mais de très, très haut. Notre défense aérienne fonctionne bien, ce n'est pas un problème", a-t-il encore indiqué, affirmant que les troupes rebelles avaient déjà été "bombardées" mardi et mercredi "par des Sukhoï et des hélicoptères"