Spectre de la famine au Tchad

Publié le par Waldar


CEFOD:‘‘La famine décime l’espèce bovine’’, s’alarme le quotidien Le Progrès qui illustre sa page de couverture avec des cadavres de bœufs exposés aux charognards. Le reporter est allé à Hidjlédjé Himédé, une bourgade située à une dizaine de kilomètres de Linia, au sud-est de N’Djaména. ‘‘C’est peut-être la 36ème bête qui va mourir de faim à cause du manque de pâturage et de puits pastoraux’’, se plaint le chef de village de ladite localité, à la vue d’une vache maigrichonne, agonisante, attachée à une corde. Le journal ajoute que tout le long du voyage de Dourbali à Djankla, les cadavres d’animaux accompagnent le voyageur.

Le bi-hebdo, de son côté, relève qu’après la hausse des prix des denrées alimentaires consécutive aux décisions hâtives des gouvernants d’interdire l’usage du charbon de bois et du bois de chauffe, c’est le spectre de la famine qui plonge les ménages tchadiens dans la tourmente. Le retard de précipitation qu’accuse notre pays en cette saison, expose de nombreuses contrées à la sécheresse, indique-t-il . Déjà, poursuit-il, on signale qu’un peu partout dans le pays, les homes se nourrissent de racines et les bêtes crèvent par manque de pâturage. Certes, cette situation était attendue par les climatologues qui avaient prévu cette année, un déficit pluviométrique dans le sahel. Cependant, il y a lieu de se demander si nos gouvernants avaient bien entendu cette sonnette d’alarme et mesuré l’ampleur des dégâts, se demande le journal. Le mutisme observé par le gouvernement en ce moment pousse à croire que le danger n’est pas apprécié à sa juste valeur, fait remarquer le journal.

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