Hissein Habré : Le Héros National
Hissein Habré : l’homme qui nous défendit de l’annexion extérieure (deuxième partie). Par Ali Souleymane
Le bien-aimé du peuple tchadien dont le nom ne cesse de revenir comme un leitmotiv, à nos lèvres si assoiffées d’unité, d’union et d’unification, est, bel et bien, Hissein, fils de Billah Korey et de Habré Michalami. Longtemps, il couva son nationalisme dans le désert du B .E.T. (Borkou Ennedi Tibesti) quand il volait, entre autres, au secours d’un jeune tchadien terrassé par un jeune libyen.
Jeune écolier de la ville de Faya largeau, Boss étant adolescent gringalet et tout petit, défendit son sol et son sable natals parce que son instinct et son destin lui dictèrent qu’il le fera plus tard dans sa vie d’adulte. Sans aucune violence apparente Hissein changea le cours de la bagarre en aidant son chétif compatriote à renverser le costaud libyen et tout bonnement continua son chemin. Ce jour-là, les jeunes et les vieillards trouvèrent, en lui un enfant plein d’avenir et de promesses. Désormais les feuilles de palmier cessèrent de frémir à son passage, les jeunes filles ne surent se priver de cris d’admiration en son endroit, les vieillards firent de lui un complice sur qui, il faut compter, les tempêtes de sable commencèrent à l’accompagner dans ses mouvements, ses déplacements et ses décisions.
L’injustice, dans son pays, était si criante que Hissein l’enfant prodigieux lança son cri de fureur qui domina le rugissement des lions, le miaulement de chats et de panthères, le mugissement de bœufs, et de vaches et le beuglement des buffles retentit, soudain, comme pour lui dire, nous tous, te suivons dans ta lutte, dorénavant, justifiée. Et puis un dernier cri de la nature qui propulse, l’adolescent-homme, du foyer familial vers un avenir qui était mi-figue mi-raisin.
Et, ensuite, les dattiers de la palmeraie de Faya se ployèrent, en signe d’adieu, pour l’allaiter de leurs dattes juteuses et succulentes et puis, Hissein s’en est allé. Billah et Habré se confondirent en larmes et les autres les rejoignirent dans leur mélancolie et chagrin, qui, quelques années, plus tard, deviendront le salut et la fierté de tout un peuple : le peuple tchadien en particulier et celui de l’Afrique noire en général.
A sept cents Kilomètres, à vol d’oiseau, de son terroir, Hissein se conduira en administrateur civil compétent, responsable et incorruptible qui attira l’attention des autorités Kanémiennes, en l’occurrence, le charismatique Alifa Ali Moustapha Ali zezerty du Kanem qui en fit écho auprès d’un autre nationaliste douteux(parce qu’il procédera plus tard à la cession de la bande d’Aouzou au jeune colonel Kadhafi) au nommé François tombalbaye qui avait, en main, la clef de la réussite ou de l’échec de tout le Tchad. Il devint par la suite, Ngar(Dieu) Ta (donné) en un mot, Dieudonné ce qui, littéralement, signifie ne partage avec personne ce dont Dieu ou Allah t’a comblé. Il faut, ici, se rendre à l’évidence, mises à part les considérations tribales, ethniques, claniques ou encore religieuses, Ngarta a été simplement avide du pouvoir mais il se considérait un nationaliste hors pairs portant sa canne de malheur et qui, ma foi, n’égale ni de prés ni de loin le fils de billah Korei notamment Hissein Habré. Malencontreusement (adverbe vieilli mais je parle comme Mohalbaye), c’est Ceux qui sont nés, longtemps après lui comme Djondang notre fameux politicien-juriste de paille et le moraliste saumâtre qui prennent plaisir d’altérer et d’envenimer le cours de l’histoire sans aucune érudition notable mais simplement aux aguets de tout ce qui est susceptible de dresser le Nord du Tchad contre son sud. Est-ce que les tchadiens ont-ils le droit d’interroger le docte-ancien-ministre qui prétend être hors pairs sur son passage dénotant une révérence presque obséquieuse à l’endroit de son chef IDI quand il était à la tête d’un ministère non pas des moindres sous le piètre règne de la médiocrité qui venait tout juste de s’installer ? Quelle était ta contribution à la grande œuvre de reconstruction, de l’édification et à l’instauration de la démocratie multipartite quand tu étais ministre décisionnaire du ministère cité plus haut. Qualifier la tête de Hissein Habré de stèle ? Nom d’un chien ! Tu dois être haineux et d’une attitude vipérine ce qui est logiquement impropre aux intellectuels si tu étais, es et en sera un.
Tes minables études ne te serviront qu’à dresser les uns contre les autres. Le code de famille (tu sais de quoi je parle) dont tu faisais mention il y a plus d’une année n’a pas encore vu le jour parce que les tchadiens ont toujours besoin de se sentir en harmonie dans un Etat où le sort et les circonstances les lient de façon sempiternelle. Exploiter les sensibilités interethniques est une vieille méthode, crois-le-moi, qui ne te mènera nulle part dans tes visées divisionnistes. Get back on earth !
Assez de digression ! Pour revenir à notre héro national, il va sans dire que le régime de l’époque, le contraignit à utiliser la méthode dure pour rappeler ses concitoyens à l’ordre car céder une parcelle de notre territoire national à l’ennemi, ne constitue pas son langage de tous les jours ; Alors que le Ngarta l’a fait sans aucune vergogne lors d’une rencontre avec Kadhafi « le colonel aux petits pieds » comme aime l’appeler le nationaliste Boss.
Frères et sœurs c’est cet homme qui, par sa sueur et le prix de sa vie, a courageusement défendu sa patrie et l’Afrique tout entière contre la domination étrangère que les pays du Nord et certains de nos compatriotes instrumentalisés veulent juger de manière effrontée. Aujourd’hui, les colonisateurs d’antan omniprésents sur toutes les scènes touchant notre pays, sciemment le musèlent. Et des « compatriotes » comme Djondang, sans vergogne parce qu’ayant mangé dans toutes les marmites, avec leur ironie et mauvaise foi veulent signifier à notre peuple que le silence du Lion traduit une certaine culpabilité. Quand notre pays fut victime d’un complot international, les dernières paroles du guide éclairé etaient les suivantes :
« Vive le Tchad, vive le Peuple, vive les travailleurs ! Ce sont mes dernières paroles, j’ai la certitude que le sacrifice ne sera pas vain et qu’au moins surviendra une punition morale pour la lâcheté et la trahison. »
Le peuple Tchadien et l’Afrique tout entière ne baisseront pas les bras jusqu’à ce qu’un gain de cause soit obtenu dans la rocambolesque affaire de Hissein Habré. C’est le message de tout un peuple partant de tout un continent !
Ali Souleymane
Gkambi@yahoo.com
A lire aussi : Hissein Habré : l’homme qui nous défendit de l’annexion extérieure (première partie) et (Troisième partie)
Source : Tchadactuel.com